Maxime Landry a accepté le poste de responsable du développement de la jeunesse des Mégophias.

Fidèle depuis 15 ans!

Trois-Rivières — Dans un univers sportif éclaté où les jeunes ont l’embarras du choix, rares sont ceux qui restent fidèles à leur discipline pendant plus de dix ans, à moins qu’on perçoive en eux un potentiel national ou international.

Maxime Landry, nageur des Mégophias, a récemment mis un terme à sa carrière de compétition après une carrière de 15 ans avec le club de Trois-Rivières. Son association se poursuivra, mais en tant qu’entraîneur, l’étudiant au baccalauréat en éducation physique ayant accepté le poste de responsable du développement de la jeunesse des Mégos.

Le jeune homme de 23 ans ne se verrait pas faire autre chose. «Je ne me suis jamais tanné de la piscine», jure-t-il, de son bureau à la piscine du CAPS.

Chez les Mégophias, il est un personnage en soi. Plus jeune, c’est lui qui ralliait le groupe lors des événements d’envergure, comme les provinciaux ou les Jeux du Québec. Dès l’âge de 13 ans, il s’impliquait comme assistant aux entraîneurs.

Dans la piscine, sa spécialité était la longue distance (1500 m). «À l’époque avec notre entraîneur Martin Gingras, je pouvais nager 60 km par semaine. Je n’étais pas le plus talentueux, mais je me donnais toujours à fond.»

Quand Gingras a quitté le club à l’automne 2012, il a amené avec lui la plupart des meilleurs nageurs du club. Maxime Landry aurait pu les suivre à Pointe-Claire, où il aurait poursuivi son développement avec son meilleur ami Antoine Bujold. Il a préféré demeurer à Trois-Rivières.

Quelques années plus tard, après le départ de l’entraîneur Yann Jacquier, il reprenait les destinées du club, un peu en catastrophe, à 19 ans! «Caroline Lapierre-Lemire m’a aidé dans cette période assez intense. On s’en allait aux Jeux du Québec de 2014 et nous avons eu de bons résultats, malgré tout!»

Charles Labrie a par la suite été embauché. Landry, de son côté, s’est exilé à Montréal, où il a porté les couleurs des Carabins avec son pote Bujold.

Étudiant en génie civil, il a déchanté. «J’ai vécu de beaux moments avec les Carabins, mais le génie civil, ce n’était pas pour moi. Et pour être honnête, le coaching me manquait. J’ai donc changé mes plans et je me suis inscrit à l’UQTR.»

Dans sa ville natale, il aura eu l’honneur de défendre les couleurs des Patriotes une année.

Cette courte aventure a pris fin il y a deux semaines avec les Championnats provinciaux, mais le coach en lui n’en a pas fini avec la natation.

«La base de notre pyramide aux Mégophias est très solide, nos nageurs de 10 ans et moins battent les records d’Antoine [Bujold] et de Vincent Paradis. Mais le plus important pour moi, c’est que je sens que mes jeunes ont autant de plaisir que j’en ai à travailler avec eux.»

Quatre nageuses à Toronto
La saison de natation universitaire connaîtra son dénouement à partir de jeudi et pour les quatre prochains jours, avec les nationaux à Toronto.

Justine Ricard, Janelle Guay-Boisvert, Annie-Pier Labbé et Raphaëlle Roberge représenteront l’UQTR.