Alex Bellemare (à gauche) a pris la pose avec Evan McEachran et Yuki Tsubota, ses coéquipiers de slopestyle de l’équipe canadienne.

Expérience mémorable

Trois-Rivières — L’aventure olympique d’Alex Bellemare a démarré en force, vendredi, avec une cérémonie d’ouverture haute en couleur en lever de rideau des Jeux de PyeongChang.

Avant son départ pour la Corée du Sud, le spectacle d’ouverture était au nombre des incontournables du skieur originaire de Saint-Boniface. Le seul problème pour Bellemare, c’est qu’il a trouvé la cérémonie quelque peu frigorifiante.

Pourtant, le mercure était presque clément en cette semaine très froide à PyeongChang. Le hic, c’est que le Mauricien n’avait pas réalisé qu’il avait tout le matériel nécessaire pour se garder au chaud, dans son sac concocté par le Comité olympique canadien!

«On avait tout, pour toutes les températures. Mais sous l’excitation du moment, je n’ai pas vu les hot pads et les couvertures. J’avais vraiment froid!», sourit l’athlète de 24 ans.

Quant au spectacle, il a rempli les attentes du spécialiste du slopestyle. «C’était pas mal ce à quoi je m’attendais, un super spectacle pour les yeux avec beaucoup de feux d’artifice. J’ai aussi aimé marcher dans le stade.»

Pour Éric Myles, qui campe le rôle de directeur exécutif, sport pour le Comité olympique canadien, il s’agissait de sa troisième présence à une cérémonie d’ouverture après celles de Sotchi et de Rio. La cérémonie, plus sobre que ses précédentes, a été au goût du Trifluvien, particulièrement la séquence qui a mené à l’illumination de la vasque olympique par la patineuse Kim Yuna.

«Il y a une grande différence entre les Jeux d’été et d’hiver, mais c’était une très belle cérémonie. Un des aspects de ces Jeux, c’est l’accueil du peuple coréen. Ils sont tellement serviables et chaleureux. Je trouve qu’on a senti ça hier.»

Après des fêtes à grand déploiement dans les dernières années, que ce soit à Pékin, Vancouver, Londres, Sotchi ou Rio, l’événement est revenu à un profil plus classique cette année. La région de PyeongChang est relativement reculée et moins densément peuplée. Un aspect qui pourrait rappeler une époque où les JO se tenaient à Lake Placid, par exemple.

Éric Myles

«Ils n’ont pas tout chamboulé la région. Ce n’est pas du grand spectaculaire, mais c’est bien fait et de bon goût, à la hauteur des Jeux d’hiver. La région n’est pas si grande, mais tout le monde embarque. Nous avons été super bien accueillis», poursuit Myles.

Des installations parfaites
Non seulement les Coréens sont-ils accueillants, mais en plus, ils sont efficaces. Tout était prêt pour recevoir les athlètes et délégués. Oubliez les salles de bain avec une toilette de trop, mais sans rideau de douche, ou encore des lits trop petits ou des portes qui ne se ferment pas.

«Je me rappelle de Sotchi et Rio. On ouvrait le lavabo et c’est la douche qui partait. Il n’y a absolument rien comme ça ici. Il n’y a pas un matin où je n’ai pas pris une douche chaude et c’est comme ça pour tout le monde. Quand on n’a pas à s’inquiéter avec de tels enjeux, on peut être encore plus concentré sur ce qui est important.»

Prêt pour la compétition
Maintenant les Jeux officiellement lancés, Alex Bellemare tentera de s’imprégner le plus possible de l’expérience olympique. Samedi, il se promettait de regarder les qualifications de ses collègues de slopestyle en planche à neige, question d’apprivoiser quelque peu le tracé. «Ça va donner un avant-goût de ce à quoi je peux m’attendre... si leur compétition a lieu. Car il vente pas mal présentement!»

Alors que les compétitions battent déjà leur plein, Bellemare dit ne pas craindre pour sa santé malgré la menace du norovirus qui plane sur PyeongChang depuis quelques jours. D’ailleurs, selon Myles, aucun athlète ou membre de l’équipe canadienne n’a été touché dans cette histoire qu’il qualifie d’amplifiée par les médias. «On est très bien encadré. Il y a toujours quelqu’un près de nous pour veiller à tous nos besoins. Et il y a du Purell pas mal partout... alors ça ne m’inquiète pas!», ajoute Bellemare. Le skieur sera pour sa part en action à compter de 20 h le 17 février.