La piscine du CAPS devrait finalement être fonctionnelle à l’automne 2019

Événements et personnalités à surveiller en 2019

L’équipe des sports du Nouvelliste a jeté un œil sur une douzaine de dossiers qui risquent de retenir l’attention au cours des douze prochains mois. Voici la première fournée. La deuxième sera publiée vendredi.

Casse-tête à la piscine!

Un casse-tête important était déjà prévu avec le projet de réfection de la piscine du CAPS de l’UQTR, qui devait s’étendre de l’automne 2018 à janvier 2019. Cependant, les maux de tête s’avèrent encore plus sentis puisque la piscine de l’UQTR ne pourra finalement pas être fonctionnelle avant l’automne 2019!

Des imprévus majeurs sont survenus lorsque les ouvriers ont démoli le pourtour de la piscine à la mi-octobre, retardant ainsi considérablement l’échéancier.

Laurence Vincent-Lapointe semble indétrônable actuellement.

Pendant ce temps, les quelque 30 000 utilisateurs annuels de la piscine de l’UQTR, seul bassin olympique (50 mètres) de la région, doivent se tourner vers un plan B. Parmi ceux-ci on note le Cégep de Trois-Rivières, le Centre de formation professionnelle Bel-Avenir, le Centre Yoseikan Budo, l’École nationale de police, la Ville de Shawinigan et le Collège Shawinigan.

À travers les soupirs d’exaspération, un mouvement a été lancé dans l’espoir de convaincre la Ville de Trois-Rivières de construire une piscine municipale intérieure.

Par ailleurs, une fois les travaux complétés à l’UQTR, le portrait ne sera pas complètement réglé dans la région puisque le Cégep prévoit à son tour rénover ses installations.

Vers Tokyo 2020

L’année 2019 permettra déjà d’avoir une idée du portrait régional lors des prochains Jeux olympiques d’été, qui seront présentés à Tokyo en 2020. Du lot, impossible de passer sous le silence Laurence Vincent-Lapointe, reine mondiale du canoë féminin dont le sport a enfin été admis dans la programmation olympique, après de nombreuses années d’effort. Treize fois championne du monde, la Trifluvienne devrait obtenir son billet pour le Japon lors des Championnats du monde. Elle est attendue comme une tête d’affiche de la délégation canadienne.

Il faudra également garder un œil sur ses coéquipiers Dominik Crête, Marc-Alexandre Gagnon et Andréanne Langlois, entre autres, qui demeurent au plus fort de la lutte.

Outre le canoë-kayak, la région a également des espoirs du côté de Hugo Houle (cyclisme), Viviane Tranquille (taekwondo) et Tammara Thibeault (boxe), pour ne nommer que ceux-là.

Quant aux Jeux paralympiques, il faudra regarder du côté du paranageur Philippe Vachon et du paracanoéiste Mathieu St-Pierre.

D’ici là, l’élite des athlètes amateurs de la région aura aussi l’occasion de briller lors des Jeux du Canada, du 15 février au 3 mars à Red Deer en Alberta, et lors des Jeux panaméricains, du 26 juillet au 11 août à Lima, au Pérou.

L’ascension de Raphaël Gladu

Après une saison 2018 impressionnante au sein de l’organisation des Mets de New York, Raphaël Gladu tentera de poursuivre son ascension vers le Baseball majeur en 2019. À sa première saison complète chez les professionnels, le voltigeur de 23 ans a amorcé son été dans le niveau A, avec les Fireflies de Columbia, avant de faire le saut dans le niveau A+, du côté des Mets de St. Lucie.

Raphaël Gladu voudra profiter de 2019 pour se rapprocher de son rêve.

Le Trifluvien s’est fait remarquer tant par sa régularité au bâton que sa fiabilité au champ extérieur. L’ancien des Aigles juniors de Trois-Rivières a notamment inscrit une nouvelle marque chez les Fireflies en claquant au moins un coup sûr lors de 23 matchs consécutifs. Il a quitté cette formation avec une très bonne moyenne au bâton de ,275.

Son séjour avec les Mets de St. Lucie a cependant été moins réjouissant alors qu’il a notamment été ennuyé par une blessure à un genou qui lui a fait rater plusieurs matchs. En 18 rencontres, il a tout de même claqué deux circuits et produit 12 points.

La route demeure longue vers les grandes ligues, mais une progression semblable en 2019 pourrait drôlement le rapprocher de son rêve.

L’audace des Cataractes

Les Cataractes n’ont pas froid aux yeux. Ils se lancent à nouveau dans l’organisation d’une Classique hivernale, en février.

Il y aura une deuxième Classique hivernale à Saint-Tite en février.

La première avait été magique. Ils avaient marqué l’histoire de la LHJMQ, et ils avaient même dégagé un surplus financier.

Cette fois par contre, l’effet nouveauté n’y est plus. Bien sûr, ils vont tenter d’étoffer leur programmation, reste que le défi de rallier plus de 10 000 amateurs pour deux matchs de hockey junior en 24 heures à Saint-Tite est loin d’être facile à relever. Pas plus tard que l’an dernier, la Ville de Drummondville avait rédigé son bilan financier à l’encre rouge même si elle avait présenté les deux matchs dans son centre-ville. C’est l’activité la plus importante des festivités entourant le 50e anniversaire de la concession. Au plan organisationnel, ce sera sûrement sur la coche, les Cataractes ont prouvé à maintes reprises depuis une décennie qu’ils maîtrisaient ce rayon. Espérons seulement pour eux que Dame Nature va collaborer…

À qui profitera le Colisée?

Le chantier de construction du futur colisée de Trois-Rivières, situé au District 55 dans le secteur Trois-Rivières-Ouest, a franchi une étape importante en novembre alors que les fondations ont été coulées.

Le départ du maire Yves Lévesque aura-t-il un impact sur le futur locataire du nouveau Colisée?

La mégastructure, qui abritera deux glaces et des gradins pouvant accueillir plus de 4000 spectateurs, devrait être livrée à l’automne 2019.

Plus on va s’approcher de la livraison, plus il y aura des rumeurs entourant son futur locataire. Après tout, on ne dépense pas 50 millions $ sur un aréna pour du hockey mineur ou du patinage artistique. En coulisses, il y a un groupe d’hommes d’affaires de la région, jumelé à quelques anciens pros, qui seront prêts à se lancer si la porte s’ouvre dans la LHJMQ, ou si le Canadien est intéressé à y implanter son club-école dans l’ECHL. Il faudra voir par contre si le départ d’Yves Lévesque va changer les données. Le maire était le plus grand promoteur du retour d’une équipe majeure dans la cité de Laviolette...

La boxe sera à l’honneur

La Mauricie compte sur quatre boxeurs professionnels, dont trois devraient vivre une année charnière en 2019.

Mikaël Zewski attend beaucoup de 2019.

Après avoir subi une première défaite en carrière, Simon Kean fera bientôt son retour. Le poids lourd ne fait pas de cachette, il veut reprendre le boulot directement contre Dillon Carman, qui a souillé sa fiche immaculée. Rien n’est coulé dans le béton, mais tout indique que les Cataractes seront privilégiés par Eye of the Tiger Management s’ils lèvent la main pour présenter la revanche dans leur cour. Il y a le Groupe GYM aussi qui reluque la Mauricie. Yvon Michel s’est dit prêt à faire boxer Mikaël Zewski dans son patelin, même s’il ne se déniche pas un partenaire local. Zewski, que ce soit à Trois-Rivières ou ailleurs au Québec, veut maintenant être la tête d’affiche et il ne se fait pas prier pour demander publiquement un rendez-vous face à un aspirant du top 10 mondial.

Enfin, il y a François Pratte qui devrait obtenir le privilège de se battre pour une ceinture en 2019, s’il protège sa fiche parfaite. Le protégé de Jimmy Boisvert a jusqu’ici relevé tous les défis présentés par Camille Estephan. Il sera intéressant de voir comment il réagira face à de l’opposition plus musclée.