Et Zachary?

COMMENTAIRE / Vous savez que le Canadien n’est pas le champion du développement des jeunes joueurs. On pourrait vous sortir une liste plus longue que la barbe de Jordie Benn pour appuyer nos dires.

C’est vrai que la faute ne revient pas toujours aux recruteurs ou au directeur du recrutement, en l’occurrence Trevor Timmins. Or, un gardien comme Zachary Fucale tarde à se positionner comme un futur gardien de la LNH, bien que le Tricolore l’ait recruté assez tôt (deuxième ronde) en 2013.

Ce n’est pas avec sa moyenne de buts alloués de 3,10 et son faible pourcentage d’efficacité de ,891 dans la Ligue américaine, avec le Rocket de Laval, qu’il convaincra Marc Bergevin de lui donner sa chance à Montréal.

Ceci dit, l’entraîneur-chef Claude Julien, lui, aurait pu faire appel à ses services mardi, alors que la cause du Canadien était déjà entendue après 20 minutes de jeu à Newark. La santé de Carey Price inquiète, la valeur d’Antti Niemi dans une possible transaction reste à confirmer et le potentiel de Charlie Lindgren demeure à exploiter.

Dans ces circonstances, ce serait bien que l’équipe teste Fucale en situation de match de saison régulière. L’occasion paraissait intéressante mardi, mais bon, Julien n’est pas le champion du développement lui non plus. On le voit dans sa façon de gérer ses vétérans, même quand ceux-ci ne fournissent pas l’effort attendu.

Fucale attend ce moment depuis des mois. C’est dommage pour le gardien québécois, qui a été retourné à Laval au terme de la rencontre. Ordinaire.

Lors de son point de presse, Julien a mentionné que la soirée avait été difficile pour plusieurs jeunes, mais aussi pour des joueurs aguerris. Dans les rares aspects positifs, on retiendra les deux buts inscrits par Jacob de la Rose, qui profite des nombreuses blessures et départs pour faire sa niche à l’attaque. Celui-ci avait démontré des choses prometteuses lors de sa saison recrue en 2014-15, avant de stagner par la suite. Son faible apport à l’attaque posait notamment problème.

Ce match marquait aussi l’entrée officielle de Rinat Valiev, obtenu dans la transaction de Tomas Plekanec à Toronto. Il n’a pas été aussi étincelant que Victor Mete ou Noah Juulsen à leurs débuts, mais il a quand même passé près de 17 minutes sur la glace.