Les Élites ont fait du bon boulot pour ralentir l’offensive des Estacades dimanche.

Estacades: ça va prendre des buts!

Trois-Rivières — Le premier week-end d’activités de la Ligue midget AAA a fourni des indices clairs à Frédéric Lavoie sur les éléments à peaufiner pour permettre à ses Estacades de connaître du succès. Même si ses adolescents n’ont accordé que trois buts en deux matchs, Lavoie hérite de deux revers, 1-0 face au Séminaire Saint-François samedi puis 2-1 face aux Élites de Jonquière à l’aréna Jean-Guy-Talbot dimanche.

Les Élites ont eu les locaux à l’usure. Ces derniers ont réussi le premier filet du match, l’œuvre d’Isaac Lambert sur une belle percée en zone ennemie. Les Élites ont toutefois réussi à créer l’égalité avec moins d’une seconde à écouler à la deuxième lors d’un avantage numérique à la suite d’une mauvaise pénalitée écopée par le vétéran Anthony Bédard. Ce fut certainement la clé du match : en troisième, les Élites ont joué avec fougue et les Estacades n’ont plus généré beaucoup d’attaque. Gabriel Tremblay a marqué pour les visiteurs avec une quinzaine de minutes à écouler au cadran, une scène qui fut finalement tranchante.

«Normalement, quand tu donnes trois buts en deux matchs, tu t’attends à gagner au moins un match», soupirait Lavoie. «On a eu des chances. On a manqué d’opportunisme. Il faut trouver des moyens de capitaliser quand la porte s’ouvre. Quand on menait 1-0, on en a eu quelques chances… Le but en fin de deuxième a fait mal, c’est clair. Les Élites ont jouer avec beaucoup d’énergie en troisième», concédait-il.

Bien sûr, pas de panique à bord. Avec huit joueurs de 15 ans sous la main, Lavoie sait que son club a besoin d’un peu de temps avant d’acquérir certaines notions. L’une des leçons de dimanche, c’est certainement que l’indiscipline peut faire virer le vent de côté. Avant la pénalité imposée à Bédard, les Élites avaient eu bien peu de chances de marquer. «Il y a de bonnes, et il y a de mauvaises pénalités. On peut vivre avec celles qui ont été provoquées par l’intensité. Les autres, on peut s’en passer volontiers!»