Éric Bédard aura dirigé l’équipe masculine canadienne de courte piste durant seulement une saison, lui qui avait succédé à Derrick Campbell en août 2018.

Éric Bédard congédié

MONTRÉAL - Le règne d’Éric Bédard chez patinage de vitesse Canada a été court, très court.

Celui qui était l’entraîneur-chef de l’équipe masculine en courte piste depuis août 2018 a été victime de la restructuration du personnel d’entraîneurs effectuée par Patinage de vitesse Canada (PVC), jeudi. Dans un court communiqué, PVC a expliqué que ce changement a été effectué en raison d’une restructuration au cadre du programme de haute performance sur courte piste.

La fédération nationale est actuellement à la recherche d’un entraîneur-chef pour tout le programme de courte piste.

Ce nouvel entraîneur décidera ensuite de la structure du personnel d’entraîneurs afin de compléter le présent cycle olympique, qui culminera avec les Jeux de Pékin, en 2022. Bédard, de toute évidence, ne se qualifiait pas pour le nouveau poste aux yeux des dirigeants de PVC.

«Ce fut un plaisir d’entraîner les meilleurs patineurs canadiens et de pouvoir transmettre ma passion et mes connaissances sur une base régulière aux meilleurs patineurs de notre pays, a déclaré Bédard à Radio-Canada. «On doit respecter la restructuration de Patinage de vitesse Canada et je leur souhaite bonne continuation», ajouté celui qui avait pris la relève de Derrick Campbell il y a moins d’un an.

Longue feuille de route

Avant de prendre les guides du programme canadien, Bédard avait dirigé deux équipes de patineurs aux Jeux olympiques. L’Orgueil de Sainte-Thècle avait d’abord guidé les patineurs allemands aux Jeux de Vancouver en 2010, puis il a aidé la formation italienne à décrocher trois médailles lors des Jeux de Sotchi en 2014.

Bédard a lui-même participé à trois Olympiques à titre d’athlète, remportant deux médailles à Nagano en 1998, une à Salt Lake City en 2002, et une dernière à Turin en 2006.

Le congédiement de Bédard survient quelques semaines à peine après la retraite surprise de l’étoile de l’équipe canadienne, Samuel Girard. Ce dernier avait expliqué sa décision par un agenda trop serré pour lui permettre de mener une vie équilibrée.

Avec la Presse canadienne