Les entraineurs Isabelle Gagnon et Yannick Bédard unissent leurs efforts pour venir en aide au club Vélo Mauricie.
Les entraineurs Isabelle Gagnon et Yannick Bédard unissent leurs efforts pour venir en aide au club Vélo Mauricie.

Équipe Vélo Mauricie: l’union fait la force

TROIS-RIVIÈRES — Équipe Vélo Mauricie se renouvelle, et de belle façon! Deux entraîneurs chevronnés, Isabelle Gagnon et Yannick Bédard, rejoindront la structure afin d’aider au développement des jeunes talents du monde du cyclisme dans la région.

Allier les forces de chacun pour en faire profiter la relève: voilà l’idée derrière cette implication.

D’un côté, Isabelle Gagnon est une figure de proue du milieu du triathlon en Mauricie: responsable du programme Sport-études de cyclisme et d’athlétisme aux Estacades, la kinésiologue de formation supervise plusieurs triathlètes.

De l’autre, Yannick Bédard est une étoile montante dans le coaching pour les athlètes sur deux roues. Nommé entraîneur de l’année chez Cyclisme Canada, le Trifluvien, lui aussi un kinésiologue, planifie la préparation de certains des meilleurs espoirs de la discipline. L’an dernier, il a même assisté l’équipe nationale, dont le Centricois Hugo Houle, lors des Mondiaux sur route au Royaume-Uni. «On a chacun nos forces et nos connaissances», reconnaît Gagnon, enthousiaste à l’idée de partager son expertise avec la relève de Vélo Mauricie (EVM), qui compte une vingtaine de membres.

Ces cyclistes pourront dorénavant participer à certains entraînements aux côtés des jeunes du club de triathlon Trimégo, qui sont environ 35. Cela facilitera notamment les séances en peloton. Bref, tous en sortiront gagnants, car il est difficile de s’entraîner en peloton avec une petite armée de six ou sept cyclistes.

L’idée derrière cette collaboration? Encourager la pratique de plusieurs disciplines sportives et assurer la pérennité du club EVM. «On veut amener des bases solides, que celles-ci perdurent dans le temps. On croit tous au cyclisme en Mauricie, on ne veut pas que ça tombe!»

Retour aux sources

Bédard, lui, connaît très bien Équipe Vélo Mauricie. C’est au sein de ce club qu’il a fait ses armes d’abord comme cycliste, puis en tant qu’entraîneur. S’il mise aujourd’hui sur une réputation enviable sur les scènes provinciale et nationale, c’est en partie grâce à son cheminement chez EVM. «J’ai été formé avec eux! Je trouve ça intéressant, redonner à mon premier club. Les calendriers se chevauchent: je ne pourrai pas toujours être présent, mais je travaillerai sur la planification des entraînements avec Isabelle, qui fera davantage de terrain. C’est une association parfaite!»

Une opinion partagée par le président d’EVM, Jean-François Halley. Accueillir deux entraîneurs certifiés, de la région de surcroît, le motive. Isabelle Gagnon et Yannick Bédard assureront d’ailleurs un suivi avec la petite équipe d’entraîneurs déjà en place chez EVM. «Nous savons que dans le contexte actuel, ce sera difficile de recruter de nouveaux membres. Par contre, quand la situation reviendra à la normale, Équipe Vélo Mauricie sera prête et je pense qu’on le prouve avec l’ajout de ces deux entraîneurs. Le cyclisme est un sport stratégique, nous allons chercher d’excellents intervenants pour appuyer nos jeunes.»

L’idée de rassembler des adeptes de vélo et de triathlon pour certains types d’entraînements vient de Benoît-Hugo St-Pierre, le conjoint d’Isabelle Gagnon, qui baigne lui aussi dans ce monde depuis toujours. «C’est un concept qu’on observe dans d’autres clubs au Québec, ajoute Isabelle Gagnon. C’est bénéfique, car les fédérations recommandent la pratique de plusieurs sports et disent d’éviter la spécialisation, surtout en bas âge, comme le suggère le plan de Développement à long terme des athlètes.»

Bien sûr, le début de la saison sera retardé. EVM devait commencer ses séances extérieures vers la fin du mois d’avril, tandis que le Trimégo aurait dû participer à la Course du printemps, au Cégep de Trois-Rivières. Tout cela n’est toutefois que partie remise.

Les deux intervenants ont bien l’intention de partager leur expertise avec la relève dès que le contexte s’y prêtera.