Soir de triomphe! Alain Guilbert (à droite) accompagné de ses frangins Fernand, Denis et Paul.

Entre vous et moi

Le match d’Alain Guilbert

Les qualificatifs de leader, rassembleur, visionnaire, créatif et communicateur hors du commun s’appliquent parfaitement au grand ALAIN GUILBERT. Décortiquons en trois volets (joueur, entraîneur et dirigeant) sa brillante carrière sportive et plus encore. Voici le «match» d’un battant.

Première période

À titre de joueur, il a surtout laissé sa carte de visite comme artilleur au fastball où il a décroché plusieurs honneurs individuels ou d’équipe, tant au niveau régional que provincial, pendant près de quatre décennies. Un de ses plus hauts faits d’armes, c’est qu’il n’a perdu aucun match en quatre saisons dans la Ligue du comté de Champlain.

Alain Guilbert, un bâtisseur d’exception.

Un autre grand moment: à l’âge de 54 ans, il a lancé une partie sans point ni coup sûr en tandem avec son fils STÉPHANE (sa copie conforme en passant). Ils avaient respectivement été d’office pendant quatre et trois manches pour passer le coup de pinceau à une formation de Thetford Mines, lors d’un championnat provincial.

Entre deux matchs, il se donnait à fond à l’entraînement pour étudier les faiblesses des frappeurs et ainsi déstabiliser leur élan. Qui était son receveur? Son frère FERNAND. Puis il a œuvré avec d’autres excellents joueurs comme MARIO LAPLANTE, ANDRÉ CARLE et compagnie.

Ayant été son gérant dans la fameuse Ligue de fastball commerciale du Cap, j’ai toujours été impressionné par la précision de ses lancers avec des changements de vitesse et des effets sur la balle. Au fil de sa carrière d’artilleur, il a entre autres monté sur la butte pour les équipes Radnor de Saint-Maurice, Club des Forges, Aramis d’Asbestos et de Warwick, Sainte-Julie dans un circuit montréalais, les Athlétiques de Nicolet et Nicolet Sports avec lesquelles il a participé à plusieurs championnats provinciaux.

En parallèle, il a cumulé le poste d’entraîneur de fastball pendant de nombreuses années. Outre le fastball, l’ancien étudiant du Séminaire de Trois-Rivières et de l’Académie de La Salle s’est illustré dans les disciplines baseball, basketball (sport qu’il a pratiqué avec passion au niveau local et provincial), hockey (deux tournées en Europe), golf et balle-molle.

Deuxième période

Comme meneur dans les sports, le Nicolétain d’adoption a occupé la fonction de directeur de l’éducation physique, du sport scolaire et de la vie étudiante à la Commission scolaire régionale Provencher (aujourd’hui la CS de la Riveraine), membre du c.a. de l’Association du baseball mineur de Nicolet, directeur général de la Fédération du sport scolaire du Québec (aujourd’hui RSEQ) ainsi que président de la Fédération de sport scolaire du Québec et de la Ligue de fastball du Centre-du-Québec...

Il a aussi été formateur à Softball Québec, secrétaire-trésorier de Baseball Centre-du-Québec, artisan du tournoi de golf de la Fondation du Centre prévention suicide-Accalmie, secrétaire-trésorier de la course Esprit Sain Jean Coutu de Nicolet, enseignant au Collège Laflèche en management de golf, coach pédagogique au Cégep de Drummondville, puis directeur général du club de golf Godefroy (1998 à 2001).

Troisième période

Outre le merveilleux monde du sport, l’aîné de la célèbre famille GUILBERT de Saint-Maurice (qui a été directeur d’école au primaire et au secondaire pendant 18 ans à Warwick, Nicolet et Bécancour) a vécu d’autres expériences enrichissantes, notamment à titre de directeur général de la Chambre de commerce de Nicolet, aux ressources humaines et aux communications de la Corporation de développement économique de Nicolet, à l’Association des directeurs d’école retraités du Québec ainsi que conseiller professionnel (mentor) à Québec en Forme. Il a aussi agi à maintes reprises comme consultant et conférencier.

Prolongation

«Au plan professionnel, être éducateur, voire directeur d’école, c’est la plus noble tâche et un privilège de contribuer à la formation des jeunes», se plaît-il à dire. Et il ajoute « Le sport est un moyen de formation extraordinaire et non pas une fin en soi. J’ai connu une carrière extrêmement satisfaisante autant comme joueur, entraîneur que bâtisseur. J’ai adoré contribuer au développement des joueurs comme entraîneur. Ma paye était de voir un joueur prendre confiance en ses moyens et livrer des performances très satisfaisantes favorisant ainsi son estime de soi. J’ai aussi apprécié bâtir et gérer des ligues de balle pour permettre à des athlètes de vivre leur passion et ainsi profiter du sport pour se développer comme hommes ou femmes. En bout de piste, ma contribution à la croissance du sport scolaire dans la région ou au niveau provincial a été pour moi une source très importante d’apprentissage et de rencontres extrêmement nourrissantes, voire une école de vie qui m’a aidé comme personne dans les autres sphères sociales et humaines. »

Stéphane Guilbert (ex-brillant lanceur des Quatre Chevaliers) en compagnie de ses parents Alain Guilbert (son idole) et Jeanne-D’Arc Doucet.

Tirs de barrage

YVON LAMARCHE a le plus influencé mon invité... Il a aussi une grande estime envers CHARLES THIFFAULT au niveau des connaissances sportives, JEAN-GUY RHEAULT et GÉRARD SALVAS comme organisateurs ainsi que JEAN-YVES DOUCET, le « Monsieur Fastball » d’ici...

Il encense également PAUL BEAULIEU, CLAUDE BERNIER, ÉRIC MYLES, ÉRIC LAMOTHE et ROGER BOISVERT...

Il a une bonne pensée et une grande estime pour le regretté SERGE MORIN qui l’avait embauché à Québec en Forme...

Il considère ALLAN SWICK comme l’un des meilleurs joueurs de fastball qui soient passés dans la région... Il n’oublie pas les fameux artilleurs PIERRE ROCHEFORT, SAM DUMONT, MICHEL COLLINS, ROLAND BIRON, MICHEL THIBEAULT, BERNARD LAPLANTE, JACQUES POLIQUIN, BEN DESHAIES, pour ne nommer que ceux-là, qu’il affrontait lors des grands soirs de fastball...

Dans un autre ordre d’idées, il ne tarit pas d’éloges envers GUY DESROSIERS et JEAN-JACQUES DUBOIS du monde de l’éducation.

Finalement, ALAIN GUILBERT est très reconnaissant envers sa conjointe Jeanne-D’Arc Doucet et ses trois enfants, MARIE-CLAUDE, STÉPHANE et NICOLAS, qui l’ont toujours soutenu dans son plan de match.

Merci, Alain!