Il y a 23 ans, Julie Robitaille donnait ses premières leçons à deux groupes de 15 élèves. Aujourd'hui, ils sont quelque 1500 à profiter des conseils des nombreux instructeurs sur place.

En pleine expansion

Voilà maintenant plus de deux décennies que l'école de power skating Julie Robitaille (EPSJR) perfectionne l'aspect le plus fondamental du hockey, le coup de patin, et son succès ne se dément pas.
L'EPSJR fête sa 23e année d'existence cet été, et l'initiatrice du projet ne se gêne pas pour dire que son école est non seulement en pleine expansion... mais en pleine explosion! «Durant l'été, on doit accueillir au moins 1500 patineurs pendant huit semaines. Quand j'ai commencé, il y a 23 ans, j'avais eu deux groupes de 15, c'est tout. C'est une belle ascension de mon école. Je suis très fière de ce que j'ai réussi à accomplir à travers les années», explique Julie Robitaille.
Son école ne donne pas seulement des leçons de power skating, mais également de «power defense», de «power shooting» avec Marc Bureau, de «power contact», de maniement de bâton, et de perfectionnement pour les gardiens de but. L'école offrira également, prochainement, ses services aux officiels qui souhaiteraient peaufiner leurs techniques de patinage.
Si son école jouit aujourd'hui d'une telle réputation, Julie Robitaille ne garde pas le crédit simplement pour elle. «J'ai une trentaine d'entraîneurs qui m'aident à chaque semaine. Ces coachs-là, ce sont tous des anciens participants à mon école. Ils ont tous vécu ce que mes juniors vivent», citant par la bande les noms de Brian Bourassa, Marc Bureau et Jean-Nicolas Bordeleau, pour ne nommer que ceux-là.
Sur les cinq groupes que Julie Robitaille a accueillis lors des deux dernières semaines (Élite, Pro, LHJMQ et Midget AAA), elle croit pouvoir compter sur les doigts d'une main le nombre de joueurs provenant de la Mauricie. «Tous les autres sont de l'extérieur. Ils viennent de partout à travers le Québec, de l'Ontario, des Maritimes, des États-Unis et même de l'Europe. Ça vient confirmer que depuis dix ans, mon école s'est internationalisée. Cette année, on sent un engouement. C'est hallucinant de voir le nombre d'appels qu'on reçoit à chaque semaine», lance la femme de 45 ans, qui a reçu des appels de Fermont, de Mistassini, et même de Lyon, Grenoble et Strasbourg, afin de faire appel à ses services.
De la visite de très loin
Chaque année, des patineurs de plus en plus loin du Québec s'amènent à Trois-Rivières dans le but de venir profiter des conseils de Julie Robitaille et son équipe, et cette année ne fait pas exception. Deux joueurs de la ligue Juniors Élites en Suisse profitent justement de l'été pour développer leur coup de patin. «C'est mon coach à Genève qui m'a parlé de cette école et il m'a référé à Julie. Franchement, ça vaut la peine de venir ici. C'est vraiment une expérience très enrichissante pour moi. Je pense que de venir ici à chaque année, ça peut m'aider à me perfectionner davantage», souligne Thomas Heinimann, 18 ans, du club Genève-Servette dans la ligue Juniors Élites.
Même son de cloche pour le joueur du Ambrì-Piotta en Suisse, Jonathan Bossard: «C'est vraiment bien comme école de patinage. On travaille beaucoup sur les détails. Même si notre patinage est plutôt bien, l'entraîneur va rechercher les moindres détails qui vont nous aider à progresser au maximum.»
Le hockeyeur de 19 ans souhaite revenir chaque été dans le but de peaufiner son patinage le plus possible.
Pour le porte-couleurs de 20 ans de l'équipe de Dijon, en France, Mathieu Briand, il s'agit d'une deuxième participation à l'école de power skating Julie Robitaille. «Je parlais avec mes coachs pour savoir comment améliorer mon coup de patin, et ils m'ont tout de suite conseillé de venir à l'école de Julie parce que c'est reconnue et que c'est une très belle école», fait valoir le géant de 6 pieds et 7 pouces.
À 16 ans, le Californinen Jake Durflinger vise les collèges américains (NCAA) et, selon lui, l'EPSJR peut assurément l'aider à atteindre cet objectif. «C'est certain que l'école de patinage de Julie Robitaille peut m'aider à atteindre la NCAA. Le patin est l'un de mes points faibles, alors venir ici, idéalement chaque été, ça peut me permettre d'améliorer cet aspect très rapidement», mentionne le joueur des IceRays de Corpus Christi de la NAHL, au Texas.