Elissa Alarie demeure présentement en Colombie-Britannique, où elle pratique à temps plein avec l’équipe canadienne de rugby à sept joueuses.

Elissa Alarie au sommet de sa forme

TROIS-RIVIÈRES — De retour dans la formation nationale de rugby à sept, la Trifluvienne Elissa Alarie se dit plus concentrée que jamais en cette saison déterminante pour le positionnement du Canada aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020.

Depuis le début de la présente campagne, la joueuse a aidé le Canada à remporter pas moins de deux médailles en trois occasions, soit l’argent à Dubaï, aux Émirats arabes unis, ainsi que le bronze au Cap, en Afrique du Sud. L’équipe avait dû se contenter d’une sixième position à Glendale, au Colorado, après avoir baissé pavillon face aux Américaines en quarts de finale.

«Ça va très bien jusqu’à présent. On espère cependant poursuivre sur notre lancée afin de consolider notre place parmi les quatre meilleures formations en vue du tournoi olympique», raconte Elissa Alarie.

Au cours des dernières années, celle-ci avait cessé de s’impliquer à temps plein au rugby à sept pour se concentrer sur celui à 15 joueuses, qui ne nécessite qu’un engagement à temps partiel. Elle a poursuivi son développement dans cette catégorie, enchaînant les belles prestations en compétition, pour finalement être contactée par les entraîneurs de l’équipe nationale à sept afin de réintégrer l’équipe dans un rôle plus important.

«En raison de quelques blessures en début de saison et du niveau de certaines recrues, l’entraîneur m’a approchée pour que je me joigne à l’équipe au Colorado. J’ai accepté en raison de l’amour que j’éprouve pour ce sport. J’avais une impression de travail inachevé à assouvir», explique l’athlète de la région.

Rappelons qu’avant de prendre une pause du rugby à sept, elle avait pu goûter à l’expérience olympique à Rio en 2016. Elle avait toutefois été limitée à un poste de réserviste lors de ces Jeux.

La sélection nationale a mérité deux podiums en trois compétitions dans les dernières semaines.

Une expérience bénéfique

Elissa Alarie, qui aura 34 ans en janvier prochain, n’en est plus à ses débuts dans le sport de haut niveau. Il serait donc facile de croire qu’elle commence à ralentir par rapport aux jeunes joueuses qui arrivent sur le circuit. Qu’à cela ne tienne, la Trifluvienne est dans une forme resplendissante et se sert de son expérience pour apporter sa touche bien à elle au sein de sa troupe.

«La seule différence qu’implique le fait d’être un peu plus vieille, c’est qu’il faut prendre soin de son corps un peu plus et savoir s’écouter. Concrètement sur le terrain, le fait de connaître mes lignes et d’avoir une bonne vision me permet de travailler différemment et d’être tout aussi efficace qu’une jeune joueuse plus rapide. Il arrive souvent que l’âge permette aux athlètes d’atteindre une certaine maturité sportive», fait-elle savoir avant de souligner que lors du dernier tournoi, cinq des sept joueuses nommées sur l’équipe d’étoiles étaient âgées de plus de trente ans.

Elle dit donc être une joueuse bien différente de celle qui s’était présentée à Rio en 2016. «Que ce soit au rugby ou à l’extérieur, j’ai beaucoup grandi dans les dernières années. J’ai plus de confiance et ma compréhension du jeu s’est beaucoup améliorée. De plus, la culture de l’équipe a changé de sorte que nous avons toutes le même but et travaillons dans le même sens pour l’atteindre.»

Objectif Tokyo

L’équipe nationale de rugby à sept devra faire face à beaucoup d’adversité sur le circuit mondial féminin dans les prochains mois. De janvier à mai, les Canadiennes participeront aux compétitions de Hamilton, Sydney, Hong Kong, Langford et Paris.

Bien qu’il reste encore toutes ces étapes à franchir avant les Jeux de Tokyo, le rêve olympique est déjà bien présent dans la tête des joueuses et de leur personnel d’entraîneurs.

«Il y a toujours le gros décompte en arrière-plan, puisque les Olympiques représentent la plus grosse compétition de l’année. Nos entraîneurs font tout ce qui est en leur pouvoir pour que notre vitesse, notre conditionnement et notre force soient à leur meilleur au mois d’août. Toutefois, au jour le jour, nous devons nous concentrer sur nos adversaires afin d’atteindre notre sommet au bon moment», explique la Trifluvienne.

Sur le plan personnel, elle a pour dessein de gagner sa place au sein de l’alignement partant du Canada pour les Olympiques de Tokyo.

«Sur le groupe de 16 joueuses que nous sommes, 12 seront retenues pour les Jeux, plus deux réservistes. J’ai beaucoup de travail à faire, puisque certains membres de l’équipe jouent ensemble depuis des années. Je compte bien investir les efforts nécessaires pour atteindre mon objectif.»