Brian Bourassa entraîne également les joueurs de hockey professionnels, dont les anciens porte-couleurs des Cataractes de Shawinigan, Anthony Beauvillier et Samuel Girard.
Brian Bourassa entraîne également les joueurs de hockey professionnels, dont les anciens porte-couleurs des Cataractes de Shawinigan, Anthony Beauvillier et Samuel Girard.

École de hockey Julie Robitaille: des adaptations pour un bon déroulement

TROIS-RIVIÈRES — L’école de hockey Julie Robitaille, qui a tant milité pour la reprise de ses activités, pousse un soupir de soulagement depuis la mise en branle de ses fonctions. Le bon déroulement des deux premières semaines de camp laissait place à la joie et à l’harmonie au Complexe sportif les deux glaces de Saint-Louis-de-de-France.

«On est tellement content de travailler. On a vu des sourires incroyables. Les parents nous ont dit qu’ils n’avaient pas vu les jeunes si heureux depuis longtemps. Jusqu’à présent, tout se déroule comme prévu. Enfin, on revient au hockey et on va faire attention pour continuer de pratiquer notre passion», a admis le directeur des programmes de l’école, Brian Bourassa.

Plusieurs ajustements ont dû être faits afin de rendre possible la tenue des camps estivaux.

«Les principales adaptations sont l’interdiction aux joueurs de prendre une douche et la distanciation sociale entre eux dans les vestiaires. Ç’a été un enjeu pour nous, à savoir si les arénas allaient avoir assez de vestiaires pour le nombre d’inscriptions. Finalement, on n’a pas eu à réduire nos effectifs. Chaque aréna a un protocole composant certaines différences. C’est souvent la configuration des chambres qui changent et les trajets qui mènent aux patinoires», a-t-il expliqué.

Heureusement pour les athlètes, la ville a permis aux participants d’utiliser les jeux d’eau à proximité du complexe. Une attention appréciée, notamment la semaine dernière lors de la canicule.

«Une chance qu’on a ça, considérant qu’on n’a pas accès aux douches. Avec nos entraînements hors glace à 40 degrés, ça permet aux jeunes de se rafraîchir.»

Brian Bourassa est à l’emploi de Julie Robitaille à titre de directeur des programmes depuis maintenant 15 ans.

Un autre ajustement apporté au déroulement de l’École de hockey Julie Robitaille découle de l’interdiction de la présence des parents dans l’aréna.

«La présence des parents est interdite par la réglementation de la Santé publique. Le défi se présente avec les plus jeunes âgés de six et sept ans lorsqu’ils doivent laisser les parents à la porte. Par contre, je suis vraiment chanceux, dans mon équipe, j’ai beaucoup d’enseignants et d’éducateurs spécialisés qui ont l’habitude de travailler avec les jeunes sans parents. On avait un système de réconfort et rapidement, tous les instructeurs accompagnaient les enfants pour que le contact soit fait et qu’ils se sentent sécurisés», toujours selon celui qui est à l’emploi de l’école depuis 22 ans.

Des sourires et du plaisir

Malgré une application stricte des règles, l’ambiance était joyeuse dans l’aréna. Les sourires et la bonne humeur primaient et illuminaient le complexe, pourtant vide de partisans.

«La première question que je pose aux joueurs est: êtes-vous heureux d’être ici? C’est la fois où j’ai eu le plus beau retour. En embarquant sur la glace, l’intensité de travail versus ce que j’ai l’habitude de voir, c’était trois fois plus élevé, les gars sont partis dans l’exercice comme s’ils allaient gagner un match numéro sept», a-t-il renchéri.

Le hockey a manqué à plusieurs jeunes et moins jeunes et le dévouement des familles en témoigne.

«J’ai un jeune homme qui vient d’Ottawa, il voyage le matin et le soir. Il part de là-bas vers deux heures, le matin et n’arrive pas chez lui avant 7 heures, le soir. Ça veut tout dire! J’ai des joueurs qui proviennent d’un peu partout, c’est vraiment large.»

Même son de cloche chez les joueurs

«Depuis le mois de mars qu’on n’avait pas patiné, on était rouillé au début. Ça a pris une à deux pratiques avant de retrouver la touche. Ça fait du bien de rencontrer du nouveau monde et de renouer avec le sport. On avait si hâte qu’on a même fait du temps supplémentaire après la première séance tellement que ça nous avait manqué», a ajouté un groupe de jeunes joueurs élites.