Laurent Duvernay-Tardif entamera en septembre sa cinquième saison avec les Chiefs de Kansas City.

Duvernay-Tardif confiant pour la prochaine saison des Chiefs

Trois-Rivières — Trois mois après l’élimination hâtive des Chiefs de Kansas City, Laurent Duvernay-Tardif entrevoit sa prochaine campagne au coeur du Missouri avec beaucoup d’optimisme. Évidemment déçu de s’être fait surprendre par les Titans du Tennessee, le Québécois a déjà les yeux rivés sur la saison 2018.

Au cours des dernières semaines, le garde de 27 ans vu le portrait de la formation de l’entraîneur Andy Reid changer considérablement. Du lot, Alex Smith a fait ses valises pour Washington, où il a été échangé aux Redskins. Le vétéran quart-arrière dirigeait l’attaque des Chiefs depuis les cinq dernières saisons. L’automne prochain, le premier choix de l’équipe en 2017, Patrick Mahomes, devrait logiquement prendre en charge l’offensive. À sa venue, Kansas City ajoutera aussi l’explosif receveur Sammy Watkins, entre autres. «On va miser sur une offensive plus complète que jamais. Défensivement, plusieurs gars sont partis, d’autres sont arrivés. Ça va être intéressant de voir comment notre coordonnateur défensif Bob Sutton va mettre tout ça en place.»

Chose certaine, les aspirations demeurent aussi grandes à Kansas City, où le dernier Super Bowl remonte à la saison 1969. Pour l’ancien des Redmen de McGill, Andy Reid demeure l’homme de la situation même s’il n’a jamais réussi à mener ses équipes au trophée Vince-Lombardi.

«Après une décennie plus difficile, l’équipe s’est améliorée dès l’arrivée de coach Reid. On a gagné deux championnats de division de suite. C’est vrai qu’il n’a pas gagné le Super Bowl (comme entraîneur-chef), mais il y a 31 équipes qui ne le gagnent pas à chaque année. Coach Reid s’améliore constamment et il est constant dans ses fiches. On sait qu’on est en train de bâtir quelque chose de solide et qu’on monte les échelons.»

Responsabilités accrues
Plus les saisons passent, plus les responsabilités augmentent pour Duvernay-Tardif, une réalité qu’il apprivoise petit à petit. «Avec la moyenne d’une carrière qui est de trois ans, tu te retrouves rapidement parmi les vétérans! Quand j’ai signé mon contrat l’an passé, j’ai tout de suite senti que j’avais un plus grand rôle de leadership. C’est une belle responsabilité et c’est important de prendre ça à coeur. J’ai encore beaucoup de plaisir à jouer et j’espère pouvoir jouer pendant encore quelques saisons. Tu vis tellement juste pour le football pendant la saison que, lorsque ça va mal, tu as l’impression que ta carrière est en jeu à chaque fois. C’est intense et le temps pas très vite!»