Michaël Bournival doit repartir à zéro chez les Bulldogs.

Dur coup pour Bournival

Le plus grand perdant dans le camp du Canadien en cette date limite des transactions dans la LNH, c'est Michaël Bournival. Quelques minutes après la fermeture des marchés lundi après-midi, le Shawiniganais a été avisé qu'il devait faire ses valises pour Hamilton, d'où il ne devrait plus sortir d'ici la fin de la saison à moins que l'infirmerie des Glorieux ne s'engorge.
Bournival était le joueur le plus facile à céder aux mineures, puisqu'il n'avait pas besoin de passer par le ballotage. Il écoule actuellement la dernière année de son premier pacte chez les pros. Ce bout-là, ça fait partie de la business du hockey.
Mais ce qui doit être dur à accepter pour l'ex-capitaine des Cataractes, c'est de voir qui va le remplacer sur l'échiquier offensif de Michel Therrien. Brian Flynn est peut-être un peu plus polyvalent que lui en ce moment - on peut comparer cette acquisition à celle de Dominic Moore il y a quelques années - mais je vois mal ce que Torrey Mitchell peut apporter de plus que Bournival. Même gabarit, certainement pas plus robuste, pas plus productif en attaque non plus.
Je lisais des analystes parler des 60 matchs de Mitchell en séries pour justifier son acquisition, une marque qui témoigne simplement de son âge (30), pas de son efficacité! Il a trois buts au compteur en séries, ne venez pas me dire que ça lui donne un avantage sur Bournival! Et pour ceux qui aiment les statistiques, sachez que Mitchell affiche un différentiel négatif depuis quatre saisons, même s'il a porté l'uniforme du Wild et des Sharks. Je le répète, Bournival n'a rien à lui envier.
Ce renvoi est donc un dur coup pour Bournival, qui avait réussi à gagner sa place dans la LNH l'an dernier. Il faut être honnête toutefois, cette deuxième saison avait un peu moins de lustre, il n'arrivait pas à provoquer autant d'étincelles. Faut dire que Michel Therrie
n ne l'a pas aidé en début de saison en le laissant moisir dans les gradins une dizaine de matchs... Quand le choc sera encaissé, Bournival devra quand même faire un examen de conscience. S'il est destiné à remplir un rôle d'énergie sur un troisième ou un quatrième trio - à Montréal ou ailleurs -, le Shawiniganais doit être un peu plus fringant le long des rampes.
Ce n'est peut-être pas sa tasse de thé, mais ça peut faire la différence au cours des prochaines années entre 75 000 $ dans les mineures, ou 750 000 $ dans la grande ligue! Son éthique de travail l'a amené jusqu'au show, mais c'est sa capacité à s'adapter qui déterminera s'il peut y faire carrière. 
Petry n'est pas un sauveur
L'acquisition la plus significative de Marc Bergevin, elle est en défense avec l'arrivée de Jeff Petry. Ce n'est pas un sauveur, loin de là, et j'aurais préféré Zbynek Michalek, mais Petry est droitier, costaud, doté d'une bonne relance, et volontaire le long des rampes. Un genre de Tom Gilbert, plus physique et un peu plus doué. Michel Therrien va pouvoir l'insérer entre PK Subban et Sergei Gonchar sur sa deuxième paire de défenseurs, ce qui va offrir un peu plus de tonus à la brigade défensive. 
Le Canadien a-t-il les éléments pour aspirer à la Coupe? Puisque Carey Price est actuellement le joueur le plus dominant de son sport, impossible d'écarter totalement les Glorieux de l'équation. Mais d'autres clubs de tête ont fait des ajouts de plus grande qualité au cours des derniers jours, notamment les Blackhawks, les Rangers, les Capitals et les Ducks...