Même s'il a été utilisé à peine sept minutes et demie jeudi soir à Boston, le vétéran Daniel Brière a trouvé le moyen de récolter un but et une passe dans un gain de 4-1 du Canadien.

Dur à suivre, le Canadien!

Est-ce que Rene Bourque a écrasé son ourson préféré par accident lorsqu'il était jeune, ce qui expliquerait pourquoi il refuse de frapper ses adversaires sur une patinoire?
Est-ce que Daniel Brière a passé toutes ses soirées de l'Halloween à la maison pour distribuer des bonbons, ce qui nous permettrait de saisir pourquoi il donne la rondelle si souvent dans un match?
Y a -t-il un psy à l'écoute?
Aidez-moi docteur, le Canadien m'embrouille le cerveau!
J'étais prêt à congédier Michel Therrien pas plus tard que mardi midi.
Je me préparais à appeler Marc Bergevin pour le sermonner d'avoir refusé une transaction impliquant Rene Bourque.
Je désespérais de voir Daniel Brière inscrire des points, lui qui traîne au dernier rang dans mon pool de hockey.
Et aujourd'hui, je me réveille en me disant que Bourque est un sapré joueur de hockey... quand ça lui tente ou quand il a reçu un bon coup de pied où le dos perd son nom. Je m'extasie devant les prouesses de Brière qui a préparé le premier but et inscrit le quatrième du Canadien jeudi soir malgré à peine sept minutes de temps de glace. Michel Therrien serait-il en train d'en faire un joker, le buteur aux jambes fraîches que l'entraîneur de soccer envoie en fin de match quand les défenseurs adverses n'avancent plus sur le terrain?
Bref, on le croyait à l'agonie, mais le Canadien vient de signifier à tous qu'il est encore trop tôt pour commencer à rédiger son oraison funèbre. Sa victoire de jeudi, à Boston de surcroît, est assurément une des plus impressionnantes depuis le début du calendrier.
Faudrait toutefois que les p'tits gars de Therrien se branchent et qu'ils dévoilent enfin leur véritable personnalité parce que ça use les nerfs des fidèles sans bon sang, cette saison de yo-yo!