Une douzaine d’élèves de l’école Paradis à Baie-du-Febvre formeront la première cohorte de la concentration sportive en triathlon, dont Élisa Proulx et Jacob Veilleux-Descoteaux. L’éducateur physique Éric Lemay, qui chapeaute le projet, ainsi que du triathlète André Alie les entourent.

Du triathlon à Baie-du-Febvre

Baie-du-Febvre — Les succès encourus par les triathlètes de la région ces dernières années ont trouvé écho à Baie-du-Febvre, où un programme triathlon-études rallie déjà une douzaine d’élèves de l’école primaire Paradis, dont quelques-uns en adaptation scolaire.

Depuis la fin septembre, ces jeunes apprennent les rudiments du triathlon sous la supervision de l’enseignant Éric Lemay. La générosité de plusieurs partenaires du milieu, dont des entreprises locales et le Grand Défi Pierre Lavoie, ont permis d’amasser plus de 20 000 $ pour l’achat d’équipements, y compris les vélos de route. 

On parle d’un projet avoisinant les 30 000 $. Un petit miracle, surtout en milieu rural. Il s’agit d’ailleurs de la toute première concentration sportive de niveau primaire sur l’ensemble du territoire de la commission scolaire de la Riveraine. «C’est très stimulant. Les jeunes en parlent, les gens du village les voient courir. Plusieurs découvrent un nouveau sport», s’enthousiasme le directeur de l’école Paradis Donald Émond, lui-même éducateur physique.

Une présentation a été faite auprès des divers partenaires il y a quelques jours à Baie-du-Febvre, qui ont pu contempler les nouveaux vélos adaptés aux jeunes de même que les rouleaux d’entraînement, pratiques pour poursuivre la pratique du vélo lorsque la saison froide s’installe. Car il est évidemment question d’un programme s’échelonnant à l’année et qui, on l’espère déjà à l’école Paradis, fera des petits. 

«Nous avons créé un partenariat avec les Zéclairs de Nicolet, le club de triathlon. Jusqu’à maintenant, la concentration vise nos plus vieux en cinquième et sixième année. Par contre, nous travaillons à élargir l’offre pour faire l’acquisition de vélos destinés aux enfants de troisième et quatrième année.»

Donald Émond le reconnaît: son idée, au départ, comportait certains risques. Après tout, il n’y a qu’une centaine d’écoliers dans son établissement. Il lui aurait été impossible de proposer un programme de hockey ou de baseball, par exemple.

 «Ça nous prenait un sport individuel. Dans la région, nous misons déjà sur une belle expertise en triathlon. Ça faisait quatre ans qu’on cherchait à se distinguer avec une concentration sportive. Je pense qu’on a trouvé!»

Le conseil d’établissement de l’école Paradis a eu un coup de foudre pour le projet. Ce ne fut pas très difficile de solliciter les entrepreneurs locaux non plus. D’où l’optimisme quant à la possibilité de former un deuxième groupe d’ici l’an prochain.

Un terrain de jeu idéal

À Baie-du-Febvre, les jeunes triathlètes en herbe retrouveront un terrain de jeu idéal pour s’épanouir. Les entraînements de course à pied sont prévus au coeur du village tandis que ceux à vélo se tiendront sur la route Janelle, une route peu achalandée qui mène au lac Saint-Pierre, ainsi que sur le site du Challenge 255. 

Pour l’entraînement en piscine, les élèves se rendront à l’École nationale de police du Québec à Nicolet, où ils seront pris en charge par des entraîneurs des Zéclairs.

Afin de suivre leur progression, les 13 triathlètes de cette première cohorte seront aussi munis de montres GPS. «On a pensé à tout», sourit Donald Émond, qui note déjà les effets positifs de l’émergence du triathlon dans sa petite école. «Les professeurs nous en parlent, les élèves sont plus motivés. Ça nous encourage à continuer.»