Les dernières éditions de la Classique internationale de canots de la Mauricie ont été marquées par les intempéries, notamment lors des populaires séances de portage sur la Promenade du Saint-Maurice, à Shawinigan.

Du soleil à l’horizon pour la Classique

Trois-Rivières — Dans l’espoir de satisfaire autant les athlètes, les partenaires que les amateurs, le Classique internationale de canots de la Mauricie a décidé d’apporter quelques changements à sa programmation. L’un des aspects, aussi incontrôlable soit-il, effectuera d’ailleurs un retour après deux ans d’absence: le soleil!

En regardant les radars météorologiques pour le week-end de la 86e édition, le directeur général Stéphane Boileau ne peut s’empêcher de se frotter les mains. «Il va faire beau!», lance-t-il d’entrée de jeu, en entrevue avec Le Nouvelliste. «Ce n’est pas drôle de travailler avec la pluie. Je suis content pour nos équipes de travail et surtout pour la population. Le beau temps, ça fait toute la différence dans un événement comme le nôtre», ajoute celui qui a bien failli devoir revoir ses plans d’arrivée à l’Île Saint-Quentin en raison de la noyade survenue lundi dernier. Au final, tout se déroulera comme prévu, lundi, pour l’arrivée à Trois-Rivières.

Plusieurs changements

Outre le mercure et tous ses dérivés, quelques autres modifications ont été apportées à la programmation sportive. L’épreuve de sprint présentée à La Tuque depuis quelques années le vendredi a été annulée. «C’était bien plaisant à faire sur le lac St-Louis, mais c’était difficile à organiser. La population travaille, l’école est recommencée alors ce n’est pas évident pour les gens de venir assister aux sprints ni pour certains athlètes qui sont enseignants. Ça compliquait la vie de bien des gens et ça n’attirait pas tant de personnes que ça», explique le grand manitou de l’événement.

Sur la rivière, les ravitaillements ont été retirés. Tous les participants devront désormais ravitailler leur embarcation sur la rive à des endroits précis sur le parcours, un peu à la manière des arrêts aux puits en course automobile.

Stéphane Boileau

Pour le directeur général de la Classique, voilà deux aspects qui viendront satisfaire un grand nombre de rameurs. «On travaille beaucoup avec les canotiers. À chaque année, après la Classique, on écoute leur point de vue. Ces changements sont bien accueillis, notamment par les Américains. On simplifie la vie de tout le monde en plus d’améliorer l’expérience pour les spectateurs.»

Cependant, les modifications à la programmation n’ont pas encore eu d’effet sur les inscriptions en provenance du pays de l’Oncle Sam. «Elles sont semblables à l’an dernier. Mais on a confiance que ça devrait mousser la participation américaine dans les prochaines éditions», assure Boileau.

Pas de webdiffusion

Par ailleurs, la webdiffusion de l’événement, fort populaire lors des trois dernières éditions, a été mise en veilleuse cette année. Pour le DG de la Classique, il était trop compliqué d’orchestrer cette initiative sans un réseau de communication digne de ce nom.

«C’était difficile d’obtenir du signal lors des deux premières étapes. C’est certain qu’on veut que ça revienne, car c’était très populaire. Mais on veut que ça se fasse dans de bonnes conditions. On doit absolument avoir du signal partout. Pour ça, on doit attendre les annonces des différents responsables pour des tours d’émission», explique Boileau, confiant que la webdiffusion revienne en 2020.

Classe participative: peu d’intérêt

Parmi les autres nouveautés au menu, l’ajout de classes participatives en C2 et en rabaska n’a toutefois pas donné les résultats escomptés. «On a ouvert les inscriptions un peu tard. Peut-être que cela a refroidi certaines personnes. On va aussi revoir la possibilité de faire une seule étape en C2. Car 200 km, c’est beaucoup pour de la participation. C’était une tentative, mais on compte s’ajuster et poursuivre en ce sens», admet Boileau.