Reconnu pour sa vitesse et son caractère, Gabryel Paquin-Boudreau enfilera le maillot des Patriotes pour la première fois vendredi soir.

Du renfort de qualité chez les Patriotes

Alors que l'équipe s'apprête à retrouver Marc-Olivier Mimar, les Patriotes intégreront dans leur alignement, vendredi, un attaquant fraîchement débarqué sur le campus de l'UQTR. Choix de deuxième ronde des Sharks de San Jose en 2013, Gabryel Paquin-Boudreau devrait donner un solide coup de pouce à l'attaque trifluvienne.
Doté de bonnes habiletés offensives, Paquin-Boudreau a évolué pendant quatre ans dans la LHJMQ. Il a entamé la présente campagne chez les Cyclones de Cincinnati de la ECHL avant de bifurquer vers Jonquière dans la Ligue nord-américaine de hockey, club avec lequel il n'a joué que quelques rencontres.
Le voici donc avec la troupe de Marc-Étienne Hubert, au grand bonheur de l'entraîneur-chef. «C'est un bon patineur et un travaillant. Il a l'expérience des camps professionnels et je crois que c'est un fit parfait pour notre identité d'équipe.»
Inscrit à l'UQTR vendredi dernier au certificat en administration, Paquin-Boudreau a participé à ses premières séances sur glace avec les Patriotes cette semaine. En décembre, certaines rumeurs suggéraient que l'athlète de 21 ans s'apprêtait à déserter les Patriotes pour poursuivre son cheminement au sein des Marquis de Richard Martel. Hubert était au courant de ces rumeurs.
«Certaines personnes m'ont téléphoné, mais avec Gabryel, j'ai toujours eu l'heure juste. Il m'a confirmé qu'il s'en venait à Trois-Rivières. Il a le désir de bien faire les choses et de réussir à l'école. Je n'ai jamais senti d'hésitation.»
Un malaise à dissiper
De l'avis de l'entraîneur, l'arrivée de Paquin-Boudreau insufflera un vent nouveau dans le vestiaire des Patriotes, qui n'ont pas été épargnés par les blessures à des joueurs d'impact.
Les hockeyeurs de l'UQTR souhaitent aussi éliminer les mauvais souvenirs de la dernière fin de semaine. Après avoir vaincu les Rams de Ryerson, l'une des puissances au pays, ils ont laissé les Varsity Blues de Toronto filer avec la victoire, samedi au Colisée. Un embarrassant revers de 3-0 subi aux mains de la pire formation de la Ligue de l'Ontario.
«C'est une mauvaise performance généralisée», a expliqué Hubert cette semaine. «On a frappé des poteaux, le gardien de Toronto a disputé une bonne partie et nous avons cassé six bâtons sur des tirs. Avant cela, on avait dû en avoir cassé cinq depuis le début de l'année. Si une poutre du Colisée était tombée sur la glace, c'est certain qu'elle aurait frappé un de nos joueurs...»
Ajoutez à cela des conditions de glace digne d'une patinoire de quartier au mois d'avril. «La glace était épouvantable, ce n'était pas la resurfaceuse habituelle et ç'a paru. Nous avions l'impression de jouer avec une rondelle molle!»
Bref, c'était ce genre de journée. Et Marc-Étienne Hubert espère qu'il n'aura pas à négocier avec d'autres journées de ce genre d'ici la fin de la campagne. «On manquait d'énergie après une victoire émotive la veille, mais c'est complètement inacceptable. Il s'agit de l'une des défaites les plus plates depuis que je dirige cette équipe.»
Après avoir avalé la pilule, Hubert tenait cependant à saluer l'attitude de ses joueurs cette semaine, particulièrement de ses leaders. «J'ai adoré la réaction de nos meneurs par rapport à tout ce qu'on vient de traverser. Il reste neuf matchs, dont trois avec notre alignement complet.»
Les attaquants Guillaume Asselin, Tommy Giroux, Pierre-Olivier Morin de même que les défenseurs Martin Lefebvre et Charles-David Beaudoin ainsi que le gardien Sébastien Auger s'envoleront tous vers le Kazakhstan avec l'équipe canadienne, en vue des Universiades.
Ils disputeront les rencontres sur la route contre Laurier (vendredi), Waterloo (samedi) et Ottawa (18 janvier). Après ces duels, les Patriotes devront se débrouiller sans ces ténors. Il restera alors six matchs au calendrier.