Geoff Molson et Marc Bergevin

Du jardinage

COMMENTAIRE / Marc Bergevin s’est contenté de faire du jardinage à la date limite des transactions.

Il a sorti de l’équipe les vétérans qui écoulaient la dernière année de leur entente contractuelle, en retour d’un bouquet de choix au repêchage. Il en a maintenant 14, dont six dans les trois premières rondes, pour la prochaine séance de juin prochain au Centre Bell.

De façon isolée, ce n’est pas une mauvaise journée au bureau. Le problème, c’est le portrait global: cette équipe s’enligne pour une quatrième exclusion des séries en cinq ans, et une troisième d’affilée.

Je répète. Quatre fois en cinq ans, le Canadien est incapable de se classer dans la première moitié de la LNH.

Avec un marché qui favorisait autant les vendeurs, il avait la chance d’accélérer la reconstruction en sortant une ou deux pièces de ce noyau qui ne fait pas le boulot. Vous avez vu ce que Jason Zucker a rapporté au Wild? Facile d’imaginer que Tomas Tatar valait davantage. Jeff Petry, et pourquoi pas Shea Weber auraient pu eux aussi faire sauter la banque.

Mais non, le patron hockey croit en son noyau pour l’an prochain. Noyau sans un défenseur gaucher de première paire, sans un véritable centre numéro un. Le joueur le plus talentueux de l’équipe, Jonathan Drouin, est souvent utilisé sur un troisième trio vu son inconstance. Max Domi fait la baboune un soir sur deux. Et Carey, cet Élu, n’a pas été à la hauteur cette saison de sa réputation – et de son chèque de paie.

C’est donc ce noyau que vous allez à nouveau applaudir l’an prochain. Il n’y a pas d’urgence pour le Canadien à modifier ça, le Centre Bell est plein. Visiblement, c’est le critère numéro un de Geoff Molson. S’il présidait une organisation hockey, le ménage aurait été fait depuis un bon bout de temps. Mais bon, c’est d’abord et avant tout une machine à imprimer du fric et de ce côté, tout va bien…