La Ligue de hockey préparatoire scolaire, dont font partie les équipes du Séminaire Saint-Joseph, sera dorénavant reconnue par Hockey Québec. Une entente de trois ans en ce sens sera annoncée jeudi.

Du hockey scolaire à Hockey Québec

Un point de presse devrait confirmer jeudi ce que plusieurs intervenants attendent depuis bon nombre d'années dans le monde du hockey scolaire. Selon toute vraisemblance, Hockey Québec annoncera l'entrée dans son giron de la Ligue de hockey préparatoire scolaire.
Le contrat, d'une durée de trois ans, permettra ainsi à la LHPS d'être reconnue comme fédérée. Ses formations pourront participer à des tournois à l'extérieur de la province, bénéficier d'une meilleure couverture d'assurances et faciliter le recrutement des étudiants-athlètes désireux de poursuivre leur cheminement dans cette avenue.
Fondée en 2010, la LHPS vise à créer une structure d'élite au sein même des écoles, publiques comme privées, dont le Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières. L'objectif consiste à encourager les joueurs les plus prometteurs à décrocher leur diplôme d'études secondaires, sans sacrifier leur carrière.
Le modèle s'inspire des prep schools américains. On dénombre trois catégories au Québec: M13, M15 et M17. Le Vert et Or est représenté dans les trois classes, en première division dans le dernier cas. Plus de 1500 jeunes âgés entre 12 et 17 ans défendent les couleurs de l'un des 17 établissements.
Ça fait déjà plus de deux mois que les responsables des divers programmes connaissent les intentions de Hockey Québec. «C'est une excellente nouvelle, mentionne Charles Hébert du STR. On savait que l'entente était imminente, mais ça fait du bien d'avoir la confirmation. Le circuit ne cesse de recevoir des demandes d'écoles intéressées à joindre les rangs.»
Hébert admet avoir vécu quelques déceptions avec Hockey Québec et Hockey Mauricie, notamment en ce qui a trait aux permis de voyagement. En février, les deux organismes ont refusé de donner son permis au Vert et Or. Sans cette approbation, il était impossible pour tous les clubs de la LHPS de participer à des tournois sanctionnés par Hockey USA.
La disponibilité des glaces constituait aussi un sujet chaud dans plusieurs régions. «Par contre, je n'ai jamais senti une attitude arrogante des gens de Hockey Québec. On a la preuve aujourd'hui qu'ils souhaitaient vraiment en venir à une entente avec le monde du hockey scolaire.»
Au Collège Marie-de-l'Incarnation, le responsable du programme de hockey, Denis Francoeur, accueille aussi la nouvelle avec enthousiasme, lui qui espère toujours joindre les rangs du circuit. Une demande formelle a été envoyée aux bonzes de la ligue ainsi qu'aux responsables de chacun des programmes. «Je savais qu'il y avait de sérieux pourparlers, mais vous me l'apprenez. C'est un pas dans la bonne direction.»
«Trop souvent, on entend un joueur dont l'avenir dans le hockey semble prometteur dire qu'il a un plan B, soit l'école. Mais l'école, ça devrait toujours rester le plan A. On constate cet essor avec le football: la plupart des joueurs de la LCF atteignent le circuit avec un diplôme universitaire. La qualité des intervenants dans le monde du hockey scolaire fait la différence. Ces gens sont à la solde de l'institution et possèdent des formations en pédagogie. Ça ne peut qu'être bénéfique pour le joueur.»
Or, le fait que la LHPS soit désormais fédérée amènera les gens à changer leur perception, croit l'ancien entraîneur des Cataractes.
«On va passer d'un état passif à plus actif. Les meilleurs programmes seront ceux qui pourront attirer les meilleurs athlètes, à l'instar du modèle américain.»
Ça fait longtemps que les dirigeants de Hockey Québec songent à fédérer le circuit scolaire. Dans un article de La Presse datant de décembre 2012, le directeur général Sylvain Lalonde parlait d'un projet réaliste et souhaitable. «On ne veut plus être en compétition, mais plutôt en mode concertation», expliquait-il.
«Certaines personnes dans le hockey associatif ne voient pas l'importance ou le potentiel du hockey scolaire. Mais pour nous, depuis cinq ans, c'est dans les cartons.»
C'est maintenant chose faite.
Avec la collaboration de Jean-François Tardif du Soleil