Martin Brousseau s’apprête à devenir un pilote à temps plein en Formule 1600.

Du Grand Prix virtuel à la Formule 1600

TROIS-RIVIÈRES — À la fin des années 80, Martin Brousseau était déjà un grand fan de Formule 1. En 1993, il découvrait le Grand Prix de Trois-Rivières comme spectateur. Vingt-quatre ans plus tard, il réalisait un rêve en décrochant un podium dès sa première participation à l’événement. Et puisque la courbe de satisfaction pointe toujours vers le haut pour lui quand il est question de course automobile, voilà qu’il s’apprête à devenir un pilote à temps plein en Formule 1600!

«Plus jeune, je n’ai pas eu la chance de faire du karting régulièrement puisque je venais d’une famille modeste. Assister au GP3R me faisait rêver, je savais que je voulais faire ça dans ma vie», raconte l’homme de bientôt 35 ans, rencontré mardi, à l’aube du début de la saison de Formule 1600, ce week-end à Mont-Tremblant.

Ça aura pris du temps, mais il a enfin cette opportunité, grâce entre autres à ses associés Dominic et Pascal Boisvert.

«Ma blonde [Andréa Côté] me donne beaucoup d’air-lousses, je ne dois pas l’oublier», sourit celui qui dirige sa propre entreprise, Solutions Logyx, spécialisée dans le développement de systèmes informatiques.

Brousseau avait profité d’un concours de circonstances, au GP3R de 2017, pour monter sur le podium lors de son initiation à la F1600. Ce dénouement plus que satisfaisant l’a motivé à passer au prochain échelon.

«Ce fut l’élan dont j’avais besoin. Avec les Boisvert, il fallait absolument partir un projet commun. On a acheté des karts, nous nous entraînions à St-Célestin. Mais l’expérience de la Formule 1600 a tout déclenché.»

Le trio a déniché une voiture, une Van Diemen 1997, auprès de Marc Cardin. Ce dernier l’accompagnera afin de l’aider pour les réglages.

«On ne part pas à zéro», convient Brousseau, impatient juste à penser au moment où il se retrouvera sur la ligne de départ avec la vingtaine d’autres pilotes attendus dans les Laurentides en fin de semaine. Il a tout aussi hâte de revenir au GP3R, plus tard cet été.

«La Formule 1600 offre toujours un bon spectacle parce que les voitures se ressemblent, c’est donc très compétitif. On vise des podiums et pourquoi pas une victoire!»

Ce serait effectivement la cerise sur le sundae pour celui qui a toujours préféré les courses de monoplaces. La saveur du moment dans le monde du sport automobile appartient cependant aux voitures de stock-car.

«Ce n’est pas pour moi, tranche Brousseau. Je suis davantage un puriste! Le NASCAR, c’est un spectacle vraiment différent. Dans un horizon de cinq ans, si les choses se déroulent bien pour moi, j’aimerais m’orienter vers les courses d’endurance. Mon rêve serait de prendre part aux 24 Heures de Daytona.»

Ce serait la suite logique d’un cheminement qui ne cesse de le combler sur le plan personnel. Il y a cinq ans à peine, Martin Brousseau défait des adversaires au Grand Prix virtuel, pendant les festivités du GP3R au parc portuaire!

«Oui, on partait de loin! Disons qu’il y a eu quelques larmes l’année passée quand je suis monté sur le podium ici. J’espère ravoir cette occasion.» L’équipe de Brousseau organise un 5 à 7 pour marquer le début des compétitions estivales, le 30 mai au siège social de Johnston-Vermette à Trois-Rivières.