Xavier Bourgault a été le joueur le plus menaçant sur la glace dimanche.
Xavier Bourgault a été le joueur le plus menaçant sur la glace dimanche.

Du gaspillage!

Shawinigan — Du gaspillage!

Il n’y a pas de meilleure façon de résumer la journée de travail des Cataractes de Shawinigan dimanche. Confrontés à leur bête noire, les hommes de Daniel Renaud ont connu un départ canon, mais ils ont bien mal géré la suite des choses pour finalement s’incliner 6-4.

Cette quatrième défaite en autant de sorties face aux Saguenéens fait mal. Les Cataractes croyaient les avoir dans les câbles en première période, avec un barrage de 26 tirs. La récolte de trois buts n’était pas vilaine, mais le jeu de puissance a aussi accordé deux buts aux Saguenéens durant ce segment, ce qui donnait un écart d’un seul but malgré une domination totale des locaux. En deuxième, Xavier Bourgault a fait 4-2 en finalisant son truc du chapeau. Mais les Cataractes, en début de troisième, ont accordé un troisième but au désavantage numérique des Saguenéens et le vent a basculé. Le capitaine ennemi, Rafaël Harvey-Pinard, a pris les choses en main en troisième. Le vétéran de 20 ans a orchestré une poussée de quatre buts, qui a sonné les 2600 fans réunis au Centre Gervais Auto. Pas besoin de chercher bien loin le coupable de ce revirement de situation: le jeu de puissance des Cataractes a été atroce. «Nous sommes -2 en 9 attaques massives, et nous perdons par deux buts. C’est assez clair», acquiesçait Renaud. «Sur le jeu de puissance, la seule façon de te faire battre, c’est en jouant la rondelle plutôt que l’homme. On s’est fait jouer le tour trois fois. Ce n’est pas une question de système, c’est une question de vouloir. C’est inacceptable», tranchait-il.

Renaud plaidait aussi que les Cataractes auraient pu sortir les Saguenéens du match en première. «On a manqué d’opportunisme. On a vu aussi l’impact des trois joueurs de l’autre côté qui ont gagné la Coupe Memorial dans le top neuf. Ce fut à nouveau une leçon de caractère ce soir. Mais cette fois, la leçon est venue de l’autre côté…»

Autour de Renaud, les faces étaient longues. Même Bourgault, qui a porté son total de buts à 17 avec ses trois filets, était d’humeur massacrante. «Je dois donner du crédit à mes coéquipiers, je reçois de très belles passes. Par contre, cette défaite est inacceptable. Ce qui s’est passé ce soir ne doit plus jamais se produire. On n’a pas travaillé assez fort sur le jeu de puissance», proposait Bourgault, qui s’en voulait de ne pas avoir fait plus de ravages, lui qui a également touché trois poteaux! «Un seul but de plus et le scénario aurait pu être complètement différent.»

De l’autre côté, Yanick Jean prenait les deux points volontiers. «La seule raison pour laquelle nous étions encore dans le match après la première période, c’est parce que notre gardien Alexis Shank a excellé. En deuxième et en troisième, on a ensuite vu du leadership et de la maturité. Les gars ont laissé leur égo de côté, ils ont poussé, poussé, poussé. Notre désavantage numérique a été très bon.»