Alexis Santos n'a pas rendu la vie facile à Simon Kean. Il a été frondeur. Il l’a nargué. Il l’a testé une couple de fois au corps avec de l’autorité. Même après deux chutes au plancher, Santos a continué de marcher vers son bourreau.

Du Flower dans le nez

Shawinigan — Il avait beau tenter de la faire dévier vers Alexis Santos, Simon Kean avait pas mal de pression sur les épaules samedi.

C’est lui qui avait attiré des milliers de personnes dans sa Mauricie pour le voir en action. C’est lui, le super espoir, qui devait monter une marche importante dans son cheminement.

Alexis Santos ne lui a pas rendu la vie facile. Il a été frondeur. Il l’a nargué. Il l’a testé une couple de fois au corps avec de l’autorité. Même après deux chutes au plancher, Santos a continué de marcher vers son bourreau.

Or Kean n’a jamais paniqué. Calme, concentré, il s’est servi de son jab pour tenir Santos loin de lui. Il n’a rien précipité, il attendait les ouvertures pour exploser. Du travail de pro.

C’est avec ce genre d’adversité qu’il va pouvoir maximiser son grand potentiel.

Kean se réveille en ce début de semaine après avoir fait le plein de fans samedi. Grâce à TVA Sports, sa performance a été vue partout au Québec. Il avait promis d’endormir Santos, il a livré.

Cette étape passée, il pourra attaquer de plus gros défis encore. Son équipe est certainement rassurée par l’aplomb qu’il a affiché. Défensivement, il a montré une belle rapidité. Il était à l’aise à boxer de reculons, et il devenait un Grizzly quand il prenait l’initiative. Santos a tout donné, mais il n’avait pas les mêmes outils et à l’usure, il a été découpé par le favori de la foule. Facile de croire qu’il n’est pas le dernier à subir pareille punition contre le mastodonte trifluvien.

Après le combat, Camille Estephan a répété croire qu’il avait le prochain Maurice Richard entre les mains. Je comprends qu’il vend du rêve, mais ça m’apparaît encore et toujours un peu trop gros. S’il se fraie un chemin jusqu’à l’élite mondiale dans les prochaines années, c’est peut-être davantage un genre de Guy Lafleur que pourrait incarner Kean. Il est talentueux, spectaculaire, et son franc-parler est rafraîchissant dans l’univers un peu trop formaté du sport professionnel. Oui, Kean a du Flower dans le nez…