Le 10e anniversaire de Thomas Hawk a été assombri par une défaite cinglante des Cataractes.

Drakkar 5/Cataractes 1: pas de cadeau d'anniversaire pour Thomas Hawk

Shawinigan — Thomas Hawk ne gardera certainement pas un souvenir impérissable de son 10e anniversaire de naissance. Entouré de ses amis à peluche et de plus de 3300 personnes au Centre Gervais Auto, la célèbre mascotte des Cataractes a vu ses protégés se faire donner une leçon de travail par le Drakkar de Baie-Comeau, qui est reparti avec une victoire de 5-1.


Ce scénario n’était pas celui attendu, après avoir vu les Cataractes basculer dans le camp des acheteurs avec l’acquisition de Maxim Trépanier au début de la période des transactions. À l’inverse, le Drakkar avait amorcé sa vente et il y a quelques jours et c’est sans le Trifluvien Xavier Bouchard, déménagé au Cap-Breton, qu’il s’est présenté en Mauricie. Mais bon, le hockey, ça ne se joue pas sur papier! Les visiteurs ont été plus attentifs aux petits détails, nettement plus affamés le long des rampes et dans l’enclave, et ils ont gagné la bataille des unités spéciales. Résultat, les Shawiniganais ont non seulement bousillé la fête du visage promotionnel de l’organisation, ils ont aussi bien mal paru à leur dernière sortie de l’année 2019 devant leurs fidèles partisans.

Un premier but pour Trépanier

Menés 4-0 après 40 minutes, les locaux ont un peu mieux paru en troisième. Trépanier a touché les cordages pour ramener son équipe dans le match en début de période, mais Christopher Merisier-Ortiz a ensuite évacué le peu de suspense qui restait en battant Antoine Coulombe durant un désavantage numérique.


Ce Merisier-Ortiz a également préparé deux filets des siens dans ce festin offensif de 51 tirs, qui n’a évidemment pas plu au pilote des Cataractes. «Nous n’avons aucune excuse. Nous sommes tous excités par l’acquisition de nouveaux joueurs mais leur venue ne veut pas dire que les matchs seront plus faciles. On a connu du succès en première moitié de saison parce qu’on travaillait… La leçon à retenir aujourd’hui, c’est que sans le travail, c’est impossible d’obtenir de bons résultats», bougonnait Renaud. «La bonne nouvelle, c’est qu’on peut se reprendre de cette contre-performance dès demain (dimanche) à Victoriaville. Il y a des joueurs en audition présentement. Valentin Nussbaumer va revenir bientôt du championnat du monde junior, Mikaël Robidoux sera de retour après avoir soigné un virus. Deux joueurs qui reviennent dans l’alignement, ça veut dire deux joueurs qui sortent», a prévenu Renaud.


Dans l’autre vestiaire, Jon Goyens applaudissait une tenue collectivement pratiquement sans reproche. «Après 12 jours de pause et un seul entraînement de 50 minutes, ce n’était pas une question de «x» et de «o» aujourd’hui. Il fallait jouer avec instinct, patiner et compétitionner. Les gars étaient tous sur la même page, ils ont acheté ce plan qui était simple», faisait valoir le pilote recrue, dont l’équipe connaît étrangement plus de succès sur la route qu’à domicile depuis le début de la saison. «C’est dur à expliquer. À la maison, il y a certain de nos matchs qui ont été solides, mais qui ont néanmoins été des défaites serrées. Sur la route, les gars sont peut-être plus énergiques parce qu’ils jouent devant leurs parents et amis. À la base, c’est bon pour une équipe de connaître du succès sur la route. Maintenant, il faut trouver une façon de gagner davantage à domicile.»