Les pilotes du Championnat mondial de rallycross auront de la compagnie l’été prochain à Trois-Rivières. Des manufacturiers et des conducteurs qui se produisaient dans le Championnat américain jusqu’à l’an dernier se retrouveront dans une nouvelle série, dont l’une des courses aura lieu durant les festivités du GP3R.

Deux séries de rallycross pour le même prix

Trois-Rivières — Les amateurs de sports automobiles auront l’occasion, l’été prochain, d’assister à deux épreuves de rallycross mettant en vedette les fameuses voitures Supercars.

Si le retour des bolides du Championnat mondial de rallycross est déjà confirmé depuis longtemps, ceux du nouveau Championnat des Amériques (ARX) s’ajouteront à la programmation du 49e Grand Prix de Trois-Rivières.

Le Championnat ARX se veut une série régionale, fondée au cours des dernières semaines à la suite de la décision du Global Rallycross (le GRC aux États-Unis) d’abandonner les voitures Supercars. Le Global étant en compétition directe avec le Mondial, les dirigeants de la firme IMG ont saisi l’opportunité afin de s’entendre avec les manufacturiers laissés de côté par le championnat américain qui, de toute façon, n’étaient pas satisfaits de la gestion du GRC par ses décideurs, Colin Dyne en tête.

Cette entente avec IMG permettra de présenter quelques courses au courant de l’année, dont une à Trois-Rivières, dans le cadre de la première fin de semaine d’activités du GP3R. «Ça veut dire qu’il y aura deux courses de Supercars au Grand Prix: celle du Mondial avec les meilleurs pilotes de la planète, et une autre du Championnat des Amériques, avec plusieurs bons conducteurs des États-Unis et, pourquoi pas, du Canada», lance le directeur général Dominic Fugère.

Pour lui, aucun doute que les Alexandre Tagliani, Patrick Carpentier, Andrew Ranger ou Louis-Philippe Dumoulin feraient de bons candidats locaux pour défier les pilotes du ARX. «Ce sont des équipes locales, donc plus près de chez nous que celles du Mondial, toutes concentrées en Europe. L’équipe de Subaru a investi beaucoup d’argent dans deux voitures neuves et leurs quartiers sont au Vermont, tout près du Québec. C’est certain qu’il va y avoir des discussions avec eux. Écoute, Carpentier reste à quelques minutes de là et tous les gars sont connectés avec Andretti Autosport, qui sont impliqués dans le rallycross américain.»

Fugère sera aussi en contact avec les gens de Honda et Volkswagen, entre autres. «Les Subaru Impreza, les Honda Civic ou les Volkswagen Beetle, ce sont des voitures que les gens d’ici connaissent. Ça devient pas mal plus intéressant également pour trouver de nouveaux partenaires. Par exemple, pour Volkswagen qui ne vend pas de Polos ici, c’était moins tentant de s’associer au Grand Prix. Par contre, avec le Championnat des Amériques, ça change toute la dynamique, car ce sont tous des modèles disponibles chez nous.»

Cette série attirera évidemment de nouveaux visages à Trois-Rivières. Parmi eux, on retrouvera peut-être Scott Speed, un ancien pilote de Formule 1. Tanner Foust, qui a pris part au GP3R par le passé, devrait faire partie du groupe.

Quant à Ken Block, l’une des vedettes les plus en vue du Mondial malgré des résultats décevants, il pourrait bien dénicher un volant dans le Championnat des Amériques, lui qui ne semble pas faire le poids avec la crème des pilotes du Mondial, c’est-à-dire les Scandinaves et le Français Sébastien Loeb.

«C’est certain que nous sommes très fiers de cette entente, car ça démontre que le Championnat mondial de rallycross est le vrai leader de la discipline. Ce n’est pas un hasard si les constructeurs du Championnat américain se joignent à notre structure.»

En plus des Supercars, une catégorie équivalant aux RX2 – une classe inférieure aux Supercars – alignera des voitures à Trois-Rivières. Fugère planche déjà sur une course regroupant les voitures du RX2 du Championnat mondial ainsi que de l’ARX2 du Championnat des Amériques. «La marque du GP3R, depuis ses débuts, consiste à promouvoir le développement de l’élite dans le sport automobile. Ce serait la plus belle façon de mesurer le talent des espoirs, autant ceux de l’Amérique que de l’Europe.»