Tristan Gaudreault et Zachary Tellier sont les deuxième et troisième joueurs de la courte histoire des Électriks à graduer dans le football universitaire.

Deux Électriks graduent à Concordia

SHAWINIGAN — À travers la grisaille d’une saison collective difficile, le programme de football des Électriks du Collège Shawinigan a tout de même généré de belles histoires individuelles cet automne. Parmi celles-ci, difficile de passer sous le silence la confirmation que le demi défensif Tristan Gaudreault et le receveur de passes Zachary Tellier vont poursuivre leur parcours chez les Stingers de l’Université Concordia l’an prochain.

Depuis la mise sur pied du programme, en 2014, les produits des Électriks ont été bien peu nombreux à atteindre le niveau universitaire. Tandis que quelques diplômés ont préféré tester le marché du travail à leur sortie du collège, malgré les yeux doux de certains programmes universitaires, Philip-Olivier Beaudoin a été le seul protégé de l’entraîneur Guy Bergeron à goûter au niveau suivant, pendant une saison chez les Gaiters de Bishop’s.

Pour le grand manitou du programme football des Électriks, les ententes paraphées par Gaudreault et Tellier résonnent comme de la musique à ses oreilles. Bien qu’il martèle sans cesse que les études doivent primer sur le football chez les Électriks, il admet que ces deux joueurs pourront assurément servir d’exemple lorsque viendra le temps de convaincre de nouveaux joueurs de se greffer à son groupe de troisième division. «C’est excellent pour la pérennité du programme. Nous, on explique au joueur que lorsqu’il vient chez nous, il n’est pas un fantôme. Il va jouer. Et quand tu joues, tu peux te faire recruter. Ici, les gars jouent tout le temps, même des deux côtés du terrain. Ils sortent avec un très grand bagage d’expérience», mentionne Bergeron, qui connaît bien l’entraîneur des demi-offensifs chez les Stingers, le Latuquois Guillaume Bourassa. L’assistant de Bergeron chez les Électriks, Martin Croteau, est également un ancien de Concordia.

Pour Gaudreault, son passage au niveau universitaire allait de soi. Le demi défensif originaire de Shawinigan a mérité une place sur l’équipe d’étoiles de la troisième division, même s’il n’a disputé que cinq matchs sur huit. Lors de sa cinquième sortie de la saison, une fracture de la clavicule a mis un terme à sa saison. «Tristan, c’est une superstar. Il a des habiletés exceptionnelles, avec des mains et une vision de haut niveau. Mais c’est surtout un très grand travaillant. Il arrivait ici avec un petit bagage de football dans l’espoir d’avoir de la visibilité et il a embarqué à fond dans l’aventure», a vanté Bergeron à propos de l’ancien des Jaguars de l’école secondaire des Chutes.

Quant à Tellier, choisi trois années de suite comme étudiant-athlète du programme, sa compétitivité lui a ouvert les portes des Stingers. «Il a une intelligence supérieure. Avant même que je complète mes explications, il a déjà compris. En plus, c’est un joueur extrêmement tough sur le ballon. Il réalise des gros attrapés», a mentionné l’entraîneur à propos de l’ancien des Vikings de Champagnat à La Tuque.

À la lumière de ces deux signatures, Bergeron ne peut s’empêcher de penser à des jours meilleurs collectivement.

La dernière victoire du programme remonte au 18 octobre 2015, soit une disette de 25 matchs. Si davantage de joueurs osaient acheter le plan des Électriks, il assure qu’il n’aurait aucun mal à rivaliser dans la troisième division... et peut-être même dans la deuxième.

«Le temps ne nous a pas donné raison jusqu’à maintenant. Mais on a tellement un gros bassin scolaire dans la région. Mon vœu pieux serait de ramasser tous les gars de la Mauricie avec les Électriks et les Diablos. La Mauricie a déjà été la Mecque du football.»

«Si le produit collectif n’a pas de résultats, au moins le produit individuel demeure très intéressant.»