Nicolas Deslauriers peut devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet, mais il préférerait demeurer à Montréal.

Deslauriers, un dossier à régler

On parle souvent de tous les grands dossiers qui attendent Marc Bergevin, s’il est toujours en poste, et toute la direction du Canadien.

Mais il y a aussi de ces petits dossiers, presque simples à régler. L’un de ceux-là: le futur contrat de Nicolas Deslauriers.

Pour la première fois de sa carrière, le Québécois deviendra joueur autonome sans compensation. Pour l’instant, il préfère se concentrer sur le prochain match contre les Flyers jeudi soir. En revanche, il a clairement fait connaître ses intentions mercredi devant les médias.

«Si je pouvais régler ça aujourd’hui, ce serait incroyable. Tu ne veux pas trop y penser. Si j’avais la chance de dire que je claque les doigts et c’est réglé, je termine ma carrière à Montréal, je le ferais. Mais ce ne sont pas des choses que je contrôle.»

N’empêche, le Canadien aurait avantage à boucler le dossier plus tôt que tard.

C’est vrai, peut-être que la meilleure valeur de Deslauriers est à Montréal. C’est un joueur du Québec qui est devenu très populaire par sa hargne sur la glace et sa bonhomie dans la vie de tous les jours. Ça pourrait se traduire par quelques dollars de plus que le Canadien n’aura pas le choix de lui donner, voire une année de contrat supplémentaire.

Convoitise
En revanche, peut-être aussi attisera-t-il la convoitise ailleurs dans la LNH le 1er juillet. Peut-être qu’il recevra une offre qu’il ne pourra pas refuser.

C’est un risque que le Canadien n’a aucune raison de prendre, sauf s’il devait recevoir une offre alléchante pour une transaction avant la date limite. Dans ce cas, le Canadien devra s’assurer d’offrir un contrat digne de ce nom à Deslauriers dès que possible.

Après tout, l’attaquant de 26 ans a fait ouvrir bien des yeux dans la ligue cette saison, d’abord par sa ténacité.

Il a été placé au ballottage par les Sabres avant le début de la campagne, puis ignoré par les 30 équipes, avant d’être échangé puis relégué au Rocket de Laval. De là, il s’est relevé les manches, a été rappelé par le Canadien puis est devenu une valeur sûre dans la formation. Il a dynamisé le quatrième trio et a dépanné sur le deuxième.

Au passage, il a enfilé sept buts, du jamais vu pour lui, et son différentiel de +8 est le meilleur chez le Tricolore. En plus, il mène la LNH pour les mises en échec distribuées par match.

«Si tu es apprécié par d’autres équipes, c’est bon. C’est bon pour le futur, c’est bon pour ma carrière. Je veux être ici, mais si j’ouvre les yeux à d’autres équipes, tant mieux pour moi. Mais je ne veux pas partir d’ici, même si ce sont des choses que je ne contrôle pas.»

Deslauriers recevra une augmentation de salaire intéressante par rapport aux 775 000 $ qu’il touche cette saison. Mais ce ne sera pas non plus un contrat exorbitant.

Surtout qu’on comprend bien où se trouve son cœur dans cette négociation: «Je souhaite rester ici. C’est la place où tu joues devant tes parents.»

Le message est lancé.

L'attaque à cinq clique sans Weber

BROSSARD (PC) — Le Canadien de Montréal connaît une saison à la fois difficile et étrange. En regardant le classement, il est facile de saisir pourquoi cette saison mérite d’être qualifiée de difficile. Le côté étrange vient des statistiques de l’équipe en avantage numérique.

Les hommes de Claude Julien se présenteront au Wells Fargo Center de Philadelphie, jeudi, au septième rang dans la LNH à ce chapitre avec un taux de réussite de 21,6 %.

Ils ont atteint ce plateau en inscrivant 17 buts en 57 tentatives lors de leurs 20 dernières parties, ce qui représente une cadence de 29,8 %. Vingt parties sans l’apport de Shea Weber et de son boulet de canon.

Pour mettre les choses en perspective, les Penguins de Pittsburgh occupaient le premier échelon, à 26,8 % et aucune autre formation dans le circuit Bettman ne surpassait le seuil de 25 % avant les matchs de mercredi.

Jusqu’à maintenant cette saison, Weber a raté 27 parties. Il a manqué un premier match le 9 novembre, contre le Wild du Minnesota, et six autres entre les 21 et 30 novembre.

Lors des 27 rencontres où Weber a dû s’absenter, l’avantage numérique du Canadien a marqué 22 buts en 80 opportunités pour un taux de réussite de 27,5 %. Le reste du temps, le Tricolore affiche un taux de réussite de 15,9 %.

Le Canadien a été particulièrement prolifique au cours du dernier week-end en touchant la cible cinq fois en 10 occasions. Face aux Flyers, il aura l’occasion de bonifier toutes ces statistiques face à une équipe qui se classe 29e en désavantage numérique au cumulatif et à domicile, avec des taux d’efficacité inférieurs à 75 %.