Alors que ses coéquipiers affichaient moins de vigueur que ses rivaux, Nicolas Deslauriers a changé le rythme du match en jetant les gants devant Kevan Miller.

Deslauriers a donné le ton

COMMENTAIRE / Installé depuis une vingtaine de matchs dans le vestiaire du Canadien, Michael Chaput rend de précieux services à Claude Julien. L’ex-Cataractes est solide dans le cercle des mises en jeu, il joue avec fougue tout en étant très responsable défensivement. Le genre de col bleu que Julien aime bien employer sur son quatrième trio!

Chaput a toutefois bien failli voir sa soirée tourner en cauchemar en fin de troisième, lorsqu’il a logé cette rondelle dans les gradins en fin de troisième. Le Canadien semblait alors en voie de résister aux Bruins mais avec cette porte ouverte pour leur jeu de puissance, les locaux n’ont pas raté cette chance de pousser ce match en prolongation.

Heureusement pour Chaput et pour les partisans du Canadien, c’est Jeff Petry qui a eu le dernier mot. Son père était lanceur, Petry a montré sur la séquence gagnante qu’il était pas mal de son côté pour manier le bâton comme un frappeur!

Ces deux points ramassés à Boston, le Canadien les doit en partie à Nicolas Deslauriers. Votre équipe se faisait dominer en première période. À part Brendan Gallagher qui était en feu, les visiteurs étaient moins fringants que leurs hôtes quand Deslauriers a invité Kevan Miller à jeter les gants. Un combat pour hommes, mes amis. Et deux minutes plus tard, le Canadien réussissait à créer l’égalité. C’est ce qui s’appelle donner le ton. Ce n’est pas un hasard si ses coéquipiers lui ont offert la cape du joueur du match…

Cette victoire va faire plaisir à Marc Bergevin. Il n’avait pas apprécié la performance de son équipe lors du dernier duel face aux Bruins. Cette fois, à partir de la bagarre à Deslauriers, tout le monde a embarqué dans le train. Les Bruins ont eux aussi livré un match inspiré, ce qui a provoqué une excellente confrontation.

Dommage que Canadien et Bruins ne se voient que quatre fois au cours d’une saison. Imaginez, c’était le dernier match entre les deux clubs de la saison! On en prendrait davantage, hein?