Lovik Gélinas sera du côté de la station de glisse Vallée du parc vendredi pour y présenter sa création.

Des «ride-cul» à Vallée du parc

Trois-Rivières — Âgé de 12 ans seulement, Lovik Gélinas met sa créativité à profit. Effectivement, il a mis sur pied une version améliorée de ce que les plus vieux appelaient à l’époque des «tape-cul» ou bien des «casse-cul», un équipement qui permet de dévaler les pentes pendant les mois les plus froids de l’année. Ses fameux «ride-cul» suscitent beaucoup d’intérêt dans la région si bien qu’il a été appelé à se rendre au Carnaval de Québec pour les présenter dans un kiosque et même y tenir une course humoristique.

Ce vendredi, le jeune homme sera du côté de la station de glisse Vallée du parc pour y présenter sa création. En effet, la population est invitée à venir essayer les «ride-cul» de 13 h à 16 h sur la pente-école, et ce, tout à fait gratuitement. Le concept est plutôt simple, l’utilisateur du «ride-cul» n’a qu’à s’installer en haut d’une pente et se laisser glisser sur la neige tout en essayant de garder l’équilibre.

«Les gens de Vallée du parc m’ont téléphoné, car ils avaient vu la promotion de mes «ride-cul» au Carnaval de Québec et ils ont pensé en faire une ici pendant la semaine de relâche», explique-t-il.

En plus du Carnaval de Québec, les «ride-cul» de Lovik Gélinas ont également été mis de l’avant dans l’émission de télévision Saint-Élie-de-Légendes qui est animée par l’auteur et conteur, Fred Pellerin.

Une fabrication facile
C’est grâce à un ami qu’il a découvert ce passe-temps.

«Le grand-père de l’un de mes amis lui en avait fait un, il est arrivé chez moi et il m’a fait essayer ça. C’est à ce moment-là que j’ai décidé d’en faire moi aussi», affirme celui qui est originaire de Saint-Élie-de-Caxton.

C’est donc à l’âge de 10 ans, installé dans le garage de son père, que Lovik Gélinas a commencé à faire la conception de ses fameux «ride-cul». Cet hiver, il affirme avoir fait la fabrication d’un peu plus de 150 engins.

Pour y arriver, l’adolescent a seulement besoin de bois et de vieux skis auxquels il accorde une deuxième vie. La plupart de ceux-ci proviennent de dons. Dernièrement, un homme lui en a donné une centaine de paires.

«Ce n’est pas tellement compliqué à assembler, j’ai seulement besoin de ski et de bois. C’est seulement un ski avec un banc fixé dessus. J’ai besoin d’environ une heure pour faire tout le montage. Par contre, je dois ensuite faire la peinture et il y a un temps pour le séchage. C’est cette étape-là qui est la plus longue», dit-il.

Les personnes intéressées peuvent se procurer des «ride-cul» auprès du jeune entrepreneur au coût de 25 $ chacun.