Des raisons d’être confiants

Trois-Rivières — Les trois pilotes de la région attaqueront la deuxième course de la saison avec de bonnes sensations et la certitude qu’ils sont en mesure d’obtenir un podium, samedi soir lors du Jukasa Motor Speedway, près d’Hamilton en Ontario.

En 2017, les frères Dumoulin avaient récolté d’excellents résultats à cette épreuve de NASCAR Canada. Malgré une crevaison lente dans les derniers instants de la course, Jean-François s’était bien tiré d’affaire en finissant cinquième.

S’il parvient à bien qualifier sa voiture, l’aîné de la famille verra grandir sa fenêtre d’opportunités, lui qui, normalement, est assez fort dans les derniers tours.

Quant à Louis-Philippe, la troisième position lui assurait une place sur le podium il y a un an. Les deux frérots sont retournés tester leur voiture de circuit ovale sur le site dans les derniers jours et ce fut encore plus concluant qu’en 2017. Est-ce possible de faire mieux? «On pense que oui, car notre préparation hivernale a été axée en grande partie sur nos performances sur circuit ovale. Jukasa, c’est un endroit qu’on adore! On s’y sent bien, J.-F. et moi. Mais on ne tient rien pour acquis. Il y a tellement de bons pilotes en ovale.»

Dix-neuf conducteurs se feront la lutte pendant 200 tours samedi.

Le retour d’un vieil ami
Fort d’une victoire en ouverture de calendrier le 20 mai au Canadian Tire Motorsport Park, L.-P. Dumoulin visera un deuxième triomphe consécutif. Ce serait une première pour lui en NASCAR. Or, il misera sur l’appui d’un vieil ami, son ancien chef d’équipe Mario Gosselin, avec qui il a remporté le championnat de 2014. «Les gars dans l’atelier l’apprécient, nous aussi! Mario n’entre pas en conflit d’intérêts. Il ne sera pas de retour à temps plein, car la série américaine NASCAR Xfinity occupe son temps, mais on le consulte souvent. Il va nous donner un solide coup de main.»

L’arrivée de Gosselin pourrait permettre à Dumoulin de surprendre certains des prétendants de la course, dont Peter Shepherd III, Andrew Ranger, Kevin Lacroix et Alex Tagliani. Un accrochage dans le dernier tour entre Lacroix et Ranger, le 20 mai, a pavé la voie pour le Trifluvien, qui menaçait alors Lacroix. Les deux se sont accusés mutuellement pour la séquence. Ça promet pour la suite!

Camirand bien entouré
De son côté, Marc-Antoine Camirand retrouve un circuit ovale après une longue absence de près de trois ans. En effet, au terme de sa dernière saison complète en 2015, le pilote de Saint-Léonard-d’Aston n’a jamais pu tester ses capacités sur ce type de parcours.

Qu’à cela ne tienne, il a de belles attentes au Jukasa Motor Speedway. Car l’équipe à laquelle il est associé, celle de Scott Steckly, accumule les succès sur ovale.

«C’est large et rapide au Jukasa. On se croirait dans une épreuve NASCAR aux États-Unis», scande avec enthousiasme Camirand, impatient d’en découdre avec les autres pilotes de la série, sous les réflecteurs.

«On a testé deux fois plutôt qu’une, car la première fois, on a été freiné par un orage après seulement 25 tours. Je ne me sentais pas très bien, j’ai demandé à Scott d’y retourner, ce qu’on a fait vendredi passé. Là, je peux dire que je suis prêt! Cela m’a pris 50 tours pour trouver ma ligne de course idéale. J’ai hâte!»