Laurence Vincent-Lapointe amorce la saison de la Coupe du monde en confiance.

Des objectifs aux antipodes

TROIS-RIVIÈRES — La saison 2018 de la Coupe du monde de canoë-kayak de vitesse s’ouvre ce week-end à Sgezed, en Hongrie, avec des objectifs aux antipodes pour les rameurs de la région ayant décroché une place sur l’équipe nationale.

Pendant que Laurence Vincent-Lapointe se servira de ce rendez-vous international pour préparer la défense de ses titres aux Championnats du monde, plus tard cet été, Anne-Sophie Lavoie-Parent tentera du mieux qu’elle peut d’impressionner les dirigeants de Canoë-kayak Canada.

Pour Vincent-Lapointe, sa participation aux Mondiaux est déjà assurée en vertu de ses victoires de l’an dernier. «Comme sa participation est déjà en poche, elle n’a pas le stress de performer à tout prix. C’est un gros avantage. La Coupe du monde va davantage lui permettre de voir où elle se situe par rapport aux autres», indique son entraîneur au Club de canoë-kayak de Trois-Rivières, Mathieu Pelletier.

À l’opposé, Lavoie-Parent aura beaucoup à gagner en Hongrie. À 19 ans, elle tentera d’abord de mettre de l’expérience en banque sur la scène internationale, avec les seniors. Avec de bons résultats, la Trifluvienne pourrait voir s’ouvrir les portes des Mondiaux seniors ainsi que des Mondiaux juniors et U23 cet été.

«Pour elle, c’est un peu difficile en C1 chez les U23, car elle doit devancer Katie Vincent (vice-championne du monde senior et championne du monde en C2 senior avec Laurence Vincent-Lapointe). On ne pense pas la déloger cette année. Par contre, avec de bonnes performances, elle peut être réintégrée dans le processus pour les sélections de bateaux d’équipe. Elle avait été écartée après le camp d’entraînement hivernal. Ensuite, elle a eu de bons résultats aux premiers essais nationaux. Mais même si elle a bien fait, ça ne semble pas suffisant pour être réintégrée dans les bateaux d’équipe pour l’instant. C’est un peu frustrant pour elle…»

Laurence Vincent-Lapointe

De son côté, l’olympienne de Rio 2016 Andréanne Langlois a été contrainte de déclarer forfait pour cette Coupe du monde.

En paracanoë, le porte-couleurs du Club de canotage de Shawinigan Mathieu St-Pierre poursuivra son acclimatation au calibre mondial. L’an dernier, il avait pris part à une tranche de la Coupe du monde.

Deuxièmes essais nationaux
Alors que l’élite mondiale sera à l’œuvre de l’autre côté de l’Atlantique, plusieurs rameurs du CKTR participeront à la deuxième tranche des essais nationaux, ce week-end du côté de Dartmouth, en Nouvelle-Écosse.

Du groupe de 18 rameurs, Vincent Jourdenais a certainement le plus à gagner. Le kayakiste avait été impressionnant lors des premiers essais, en avril, ratant de peu son invitation sur l’équipe nationale senior pour la première Coupe du monde. Avec de bons résultats ce week-end, le protégé de Mathieu Pelletier, qui est toujours d’âge U23, pourrait décrocher une invitation avec la formation canadienne pour la suite de la saison internationale.

«Après les premiers essais, il était le prochain à être nommé pour aller en Coupe du monde. Il est même allé faire des entraînements avec l’équipe nationale. Il est certainement dans les plans. Pour les deuxièmes essais, il doit faire le mieux possible pour parvenir à faire sa place.»

Anne-Sophie Lavoie-Parent.

Outre Jourdenais, le CKTR misera aussi sur Marc-Alexandre Gagnon, Charles-Antoine Girouard, Maxence Beauchesne, Victor Désaulniers, Dominik Crête, Olivier Courchesne, Laurent Lavigne, Alec Myles, Alexis St-Jean et Alexandre Martin en kayak. Chez les femmes, les kayakistes Keisha Tomasik, Léanne Gilbert, Arianne Dessureault et Alexanne Morin prendront le départ. Les canoéistes Édouard Beaumier, Vincent Tremblay-Cadotte et Charles Croteau complètent le portrait.

Quant au kayakiste Alexis Gélinas, il sera l’unique représentant du Club de canotage de Shawinigan à prendre part à la compétition.