Le trio Dussault est réuni cette semaine au camp d’entraînement des Diablos de Trois-Rivières avec le père Jacques qui vient épauler ses fils Jean-Michel et François.

«Des moments privilégiés»

Trois-Rivières — Jacques Dussault a beau avoir pris une pause du micro, il n’a pas pris une pause du football pour autant. Ses fils François et Jean-Michel étant maintenant réunis au sein du personnel d’entraîneurs des Diablos de Trois-Rivières, le vétéran entraîneur a accepté de venir leur prêter main-forte pendant le camp d’entraînement.

Pour le paternel, côtoyer ses fistons sur un terrain de football est un véritable bonheur. «C’est une situation unique pour moi de vivre des moments privilégiés avec mes garçons», lance sans détour le pilote chevronné qui a notamment dirigé les Carabins de l’Université de Montréal et la Machine de Montréal au cours de son illustre carrière. «Ils m’endurent encore, c’est le fun!»

Néanmoins, le réputé entraîneur et analyste de football a sérieusement réfléchi à l’invitation avant de l’accepter. Il ne voulait surtout pas que sa présence vienne tout chambarder au camp d’entraînement. «Je ne voulais pas arriver et dire quelque chose qui pourrait avoir une incidence négative. Aussi, tu ne veux pas avoir le patron qui fait venir son vieux père et ensuite tout le monde qui dit que le vieux père c’est un vieux calvaire...»

Après avoir rapatrié son frère Jean-Michel, qui faisait partie du personnel des Électriks de Shawinigan au cours des dernières années, l’entraîneur-chef François Dussault n’a pas hésité à lâcher un coup de fil à son père. L’occasion était trop belle pour ne pas la saisir.

«J’ai déjà eu l’occasion de coacher avec mon père dans le passé, au Cégep du Vieux-Montréal, mais de pouvoir se retrouver les trois ensemble, ça n’a pas de prix. On n’a pas toujours la chance de se voir pendant l’année, avec nos occupations respectives, mais c’est super spécial de pouvoir être ici les trois en même temps», raconte l’entraîneur-chef qui occupera aussi les fonctions de coordonnateur offensif et entraîneur des quarts-arrière cette saison.

Cette semaine au Stade Diablos, Jacques Dussault est principalement affecté aux unités spéciales aux côtés de Gabriel Croteau. Mais il a aussi hérité de certaines autres tâches connexes! «Je vais aussi acheter de l’eau, du Gatorade ou encore du Pepsi Diet!», sourit le passionné de football.

De son côté, Jean-Michel Dussault admet qu’en plus des nombreuses heures passées sur le terrain, les discussions reviennent souvent au football, même à la maison! «On est capable de décrocher, mais ça revient souvent au football. Peu importe les discussions sur la vie, on revient à notre passion du football. Ça devient des conversations assez intéressantes... surtout quand il y a un match à la télé!», sourit celui qui est en charge des receveurs de passes avec les Rouges.

Un père fier
En plus de pouvoir vivre sa passion du football sur un terrain où il pratiquait il y a quelques dizaines d’années dans l’uniforme des Diablos, Jacques Dussault est aux premières loges pour constater les qualités de ses deux garçons qui ont suivi ses traces sur les lignes de côté. Même s’il se dit biaisé dans son évaluation, on détecte rapidement toute sa fierté.

«C’est certain que je regarde ça avec un œil critique au niveau du football. Les deux ont de très bonnes connaissances de football. Quand je vois les deux aller, je me dis que si j’étais entraîneur-chef ailleurs, c’est certain que je les engagerais. Je suis rendu à un moment de ma vie où je peux vraiment savourer ça, de les voir aller tous les deux.»