Mike Reilly s’est donné des airs d’Erik Karlsson sur le deuxième but du Canadien!

Des Golden Knights 2.0?

CHRONIQUE / Et si le Canadien devenait les Golden Knights de 2018-19?

Ravalez votre café et prenez le temps d’y réfléchir.

Au-delà de la sempiternelle attitude, se pourrait-il que Marc Bergevin se soit inspiré des finalistes de la Coupe Stanley pour remodeler sa formation?

En survolant l’alignement du Canadien, on aperçoit bien peu de noms de grandes vedettes. Outre Carey Price, dont l’étoile a considérablement pâli, les abonnés au match des étoiles sont rares chez les Glorieux... un peu à l’image de leurs rivaux de la ville du vice.

Au lieu de miser sur des gros canons pour transporter l’équipe, Claude Julien doit s’en remettre à l’effort collectif soutenu, avec des joueurs rapides et allumés qui embêtent l’adversaire en échec avant. Du jeu simple, sans artifice, mais diablement efficace. Exactement la formule qui a mené au but gagnant de Brendan Gallagher.

Philip Danault en a fait l’apologie cette semaine. Le Canadien a besoin de l’apport de chacun pour mener l’équipage à bon port. Le moindre soldat récalcitrant peut tout faire dérailler. Jusqu’à maintenant, il faut croire que le vétéran entraîneur du Tricolore a l’oreille de tout le monde. À titre d’exemple, les neuf derniers buts ont été marqués par huit joueurs différents. Il revient aux leaders de s’assurer que le bien collectif demeure au sommet des priorités.

Après tout, un peu tout le monde y trouve son compte. Tomas Tatar a retrouvé l’élan des beaux jours, Jonathan Drouin commence à noircir la feuille de pointage, Mike Reilly fait même passer Marc Bergevin pour un génie – il s’est donné des airs d’Erik Karlsson (!) sur son but, mercredi. À travers tout ça, les quelques arrêts-clés devant le filet sont également bienvenus. Il faudrait cependant trouver une façon de s’éloigner du banc des pénalités...

C’est bien documenté, quand l’équipe cartonne, tout le monde veut sa part du gâteau. Il reviendra ensuite à Claude Julien de bien distribuer les morceaux. C’est long, 82 matchs. Heureusement pour les partisans du Bleu-blanc-rouge, le coach en a vu d’autres.

Tout ça nous ramène à la question initiale: et si le Canadien réussissait à maintenir la cadence pour surprendre la planète LNH? Il n’y a peut-être que six parties au compteur, mais tout apparaît possible en cette grisaille d’octobre...