Teddy Bayi poursuivra son cheminement en Floride au sein de la National Junior College Athletic Association.

Des Électriks jusqu’aux États-Unis

SHAWINIGAN — Les efforts déployés par Francis Mondou et sa bande au Collège Shawinigan pour redorer le blason du programme de basketball portent leurs fruits. Après une saison du tonnerre, tant chez les hommes que chez les femmes, voilà qu’un premier porte-couleurs des Électriks vient de conclure une entente pour poursuivre son cheminement aux États-Unis.

Le Français d’origine, Teddy Bayi, est en effet devenu le premier joueur de l’histoire du programme à prendre la route des collèges américains, alors qu’il a récemment accepté de se joindre aux Titans de St.Petersburg College, en Floride, une institution qui évolue au sein de la National Junior College Athletic Association (NJCAA).

Au final, le joueur de 20 ans n’aura disputé qu’une seule saison avec les Électriks, mais elle lui aura permis de se mettre en valeur auprès des recruteurs des différents programmes universitaires américains et canadiens. D’ailleurs, le colosse de 6pi 8po avait également des options pour prolonger son séjour dans la Belle province, mais son rêve de jouer un jour dans la NCAA a fait pencher la balance envers le pays de l’Oncle Sam.

«Il avait aussi des offres de bourses des Gaiters de Bishop’s et du Rouge et Or de l’Université Laval. Par contre, tant au niveau académique qu’au niveau sportif, l’offre de St. Petersburg répondait à ses besoins. Il va débarquer au sein d’un très, très bon programme, là-bas. Son objectif principal demeure d’aller dans la NCAA dans un an», explique son entraîneur, Francis Mondou.

Au cours de la dernière année, Bayi a maintenu une moyenne de 14,1 points par match au sein de la deuxième division du RSEQ. «C’est un gars avec beaucoup de talent, mais qui est encore très brut et inexpérimenté. Il a un style de jeu complet et je suis convaincu qu’il va se développer avec le temps. Déjà, il s’est beaucoup amélioré avec nous après Noël. Il a commencé à mieux évaluer ses forces et ses faiblesses. C’est quelqu’un qui est capable de se regarder dans le miroir», vante Mondou, convaincu que d’autres membres du programme shawiniganais suivront les traces de Bayi au cours des prochaines années.

«De plus en plus de jeunes veulent venir à Shawinigan en raison de la qualité de notre structure. On est rendu avec trois équipes. L’objectif demeure de développer des joueurs. On souhaite qu’ils puissent poursuivre leur chemin au niveau universitaire, tant au Canada qu’aux États-Unis.»