Près de 11 000 spectateurs ont répondu à l’invitation des Cataractes, en fin de semaine. L’équipe s’attend néanmoins à bouclier l’opération financière de la Classique hivernale avec un déficit.

Des Cataractes fiers de leur Classique hivernale

SAINT-TITE — Dix jours de festivités. Près de 11 000 amateurs attirés à Saint-Tite pour les deux matchs de hockey junior, le clou du spectacle de la Classique hivernale. Malgré les caprices de Dame Nature, les Cataractes disent sortir de l’expérience avec la fierté d’avoir livré la marchandise pour l’élément phare des célébrations entourant le 50e anniversaire de leur concession.

«Le défi a été important en raison de l’étendue de l’événement, et de la météo. Ce fut très exigeant autant pour les actionnaires que pour les bénévoles. Mais en bout de ligne, on voulait livrer quelque chose d’unique, de festif et d’inclusif et je sens que nous avons réussi», expliquait le président des Cataractes Roger Lavergne.

Tous les niveaux de hockey ont eu leur moment durant ce carnaval aux Grandes Estrades Coors Light Banquet. Bien sûr, celui qui a retenu l’attention, ce sont les deux matchs juniors disputés face à l’Océanic de Rimouski vendredi et aux Remparts samedi. Si les Cataractes ont baissé pavillon vendredi soir, ils ont terminé sur une note éclatante samedi après-midi en signant un gain de 5-1.

«On a eu droit au spectacle d’Alexis Lafrenière vendredi, qui va devenir un grand joueur. Nous avons été chanceux d’avoir pu l’accueillir chez nous. Samedi, ce fut au tour de notre équipe de se démarquer, et de décrocher une grosse victoire. Nos jeunes ont fait vibrer les partisans, qui ont aussi pu profiter d’un tailgate des ligues majeures. Voir les gens s’approprier l’événement et arriver trois heures avant le match pour fêter avec nous, c’est une belle paie.»

Les Cataractes ont signé une victoire importante aux dépens des Remparts.

Les Cataractes s’attendent néanmoins à boucler l’opération financière avec un déficit. Ils ont attiré 2000 personnes de moins qu’en 2015, alors qu’ils avaient été les hôtes de la première classique hivernale de l’histoire du circuit Courteau

«On n’avait plus l’aspect nouveauté de notre bord. Un magicien éblouit moins à son deuxième spectacle, j’imagine. La météo nous a mis des bâtons dans les roues aussi. Ce serait mentir de dire que nous ne sommes pas un peu déçus par le chiffre d’assistance mais d’un autre côté, ceux qui sont venus célébrer avec nous n’ont pas été déçus. Je n’ai entendu que des commentaires positifs. Si nous étions tous des comptables autour de la table, peut-être qu’on sortirait d’ici avec de la déception comme sentiment général. Ce n’est pas le cas. Bien au contraire, c’est de la fierté que nous avons générée encore une fois.»

Pas question toutefois de plancher sur une autre édition similaire. Lavergne a réitéré que les Cataractes vont maintenant laisser le plancher de danse aux autres en ce qui concerne les matchs en plein air. Des mois de préparation, un budget de 400 000 $, ça use une organisation. «Si j’annonçais le contraire, je pense que la moitié de notre personnel démissionne automatiquement», rigole Lavergne. «On va continuer de se démarquer, mais d’une autre façon. On a déjà des idées en tête!»

Le prochain événement devrait être un gala de boxe impliquant Simon Kean, le 15 juin, au Centre Gervais Auto. Mais bon, d’ici là, il reste quand même pas mal de hockey. En l’emportant samedi, les Cataractes ont consolidé leur emprise sur le 16e et dernier rang donnant accès aux séries.

Le froid n’a pas découragé les partisans.

«L’organisation a fait un travail incroyable pour orchestrer cette Classique. Comme équipe, on ne peut que bâtir sur cette expérience. Les gens ont eu du plaisir, les joueurs aussi. Et ça se termine par une victoire! Que peut-on demander de plus?», lançait Martin Mondou, en disant croire que les derniers jours ont aidé son groupe à s’unifier davantage.