Marc-Antoine Camirand croit au potentiel de ces camionettes.

Des camionnettes surprenantes

TROIS-RIVIÈRES — Plusieurs amateurs ont été surpris par les performances des camionnettes de la série québécoise McGregor cette fin de semaine lors du Grand Prix de Trois-Rivières.

Il s’agissait de la toute première fois dans l’histoire du GP3R que des camionnettes de ce genre prenaient place sur la piste. Pour cette première expérience, ce sont quatre bolides qui ont été mis en piste par cette série, qui fait présentement le tour des circuits du Québec. Selon le promoteur, Serge Michaud, il s’agit d’une expérience réussie. «Je ne peux pas dire que je suis surpris, parce que chaque fois que la série off-road McGregor passe à quelque part, les gens adorent ça et en redemandent. Cependant, l’expérience à Trois-Rivières surpasse largement mes attentes. Les gens sont venus nous voir après chaque course et se sont tenus debout dans les gradins pour encourager nos pilotes», mentionne-t-il.

Aux yeux du promoteur, c’est le fait que ces courses soient nouvelles pour les spectateurs qui assurent le succès de celles-ci. «Habituellement, on retrouve ces véhicules seulement aux États-Unis et ils courent uniquement sur la terre. Nous avons innové en les amenant sur une surface mi-terre et mi-asphalte et c’est ce qui a plu aux partisans.»

La série McGregor est d’ailleurs en constant développement depuis sa création. Lors du GP3R, ce sont quatre camionnettes qui ont pu être présentées sur la ligne de départ, mais l’organisation travaille à la conception de deux autres véhicules qui, normalement, devraient voir de l’action d’ici la finale de la saison, qui prendra place à Thetford-Mines à la fin du mois d’août.

De la puissance à l’état pur

Une camionnette de la série McGregor, c’est 725 chevaux-vapeur de puissance sous le capot ainsi qu’une suspension conçue spécialement pour les sauts et les surfaces glissantes. De quoi offrir un spectacle de grande qualité aux amateurs de courses mouvementées. Cependant, il demeure certain que les trifluviens auraient aimé voir un peu plus de camionnettes sur la grille de départ samedi et dimanche. En temps normal, ces véhicules sont vendus au coût 150 000 $US.

À Trois-Rivières, les bolides ont été configurés de la même façon que dans une course sur le gravier incluant des sauts. C’est pour cette raison qu’ils ont perdu toute adhérence lorsqu’ils se sont retrouvés en surface asphaltée. Cet aspect représente une difficulté supplémentaire considérable pour les pilotes. «Le véhicule est extrêmement difficile à piloter en raison de l’instabilité constante, mais nous savons que c’est ce qui donne un spectacle alors nous acceptons de vivre avec cette réalité», a fait savoir le pilote centricois Marc-Antoine Camirand. Il est même interdit aux pilotes de modifier la suspension du véhicule pour ajouter de l’adhérence.

Fin heureuse pour Patrick Denis

Après une course presque parfaite, c’est Patrick Denis qui est sorti grand vainqueur de cette toute première course de la série McGregor présentée à Trois-Rivières. Peu après le départ, Camirand est passé bien près de lui ravir la pôle position, mais une collision l’en a empêché. À partir de ce moment, Denis n’a plus regardé derrière.

Pour le pilote originaire du Centre-du-Québec, cette défaite est loin d’avoir un goût amer. «On s’est beaucoup amusés lors de la course. Pour moi, le premier week-end est une grande source de plaisir qui me prépare au deuxième week-end. Cependant, si la série réussit à se développer convenablement, il est certain qu’elle deviendra très populaire dans l’avenir au GP3R. Le potentiel est énorme», ajoute Marc-Antoine Camirand.

Serge Michaud assure que les McGregor seront de retour l’an prochain pour des courses encore plus enlevantes. «Idéalement, nous aurions voulu inclure des sauts cette année, mais il a été impossible de s’entendre avec la FIA, qui est très strict sur les temps pour le rallycross. L’an prochain, je me fais un devoir d’inclure au moins deux sauts qui sauront faire le bonheur des amateurs...»