Gaston Bouffard espère attirer de nouveaux bénévoles au sein de son club.
Gaston Bouffard espère attirer de nouveaux bénévoles au sein de son club.

Des bénévoles auront besoin d’aide... après la COVID-19

Shawinigan — Partout au Québec, des travailleurs, des retraités, des aidants naturels et des étudiants offrent de leur temps comme bénévoles pour participer à l’effort de guerre dans le but de vaincre la COVID-19. Ceux qui s’impliquent déjà au sein de nombreux organismes saluent l’initiative... tout en rappelant qu’on aura encore besoin de volontaires, lorsque la vie reprendra son cours normal.

C’est notamment le cas dans les organisations sportives de la Mauricie et du Centre-du-Québec, souvent tenues à bout de bras par des passionnés. Au club de ski de fond et de raquettes Le Rocher de Grand-Mère, Gaston Bouffard est bien placé pour en parler.

On peut souvent lire sa plume dans les pages Opinions du Nouvelliste, que ce soit dans la version papier ou sur le web. «Le club aura bientôt 40 ans et il va bien», mentionne-t-il, en citant les quelque 250 membres payants, qui profitent de la saison froide pour s’évader sur les terrains du Club de golf Grand-Mère.

Cet hiver, Le Rocher a dû raccourcir sa saison, en raison de l’arrivée tardive de la neige et de l’émergence du coronavirus. En 67 jours, il a tout de même enregistré 3600 entrées, dont plus de 1000 fondeurs ou raquettistes qui ne sont pas des membres du club.

«Nos sentiers sont bien entretenus, le bouche-à-oreille fait aussi son effet. Les gens sont satisfaits, mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que nous ne sommes que 14 bénévoles et la moitié d’entre eux ont plus de 70 ans», poursuit M. Bouffard, 80 ans.

«Nous sommes chanceux, car la Ville de Shawinigan entretient le stationnement. C’est facile de venir ici! Mais les gens doivent aussi réaliser qu’il y a des bénévoles qui donnent du temps. Si on veut que ça continue, il faudra que du nouveau monde s’implique. Il y en a un qui a lâché cet hiver, mais on ne peut pas lui en vouloir: il a 86 ans!»

On cite le club Le Rocher, mais il y a des tas d’exemples de ce genre dans la région. Plusieurs avancent que le monde comme on le connaît changera après le coronavirus: sera-t-il plus altruiste?

«Je l’espère! L’objectif du club, c’est de promouvoir la santé, mais il y a plein d’organisations avec autant de bénévoles. Je souhaite que tous en trouvent le plus possible. On voit un bel élan de solidarité en ce moment, mais il faudra que ça se poursuive après.»

Ça tombe bien, la Semaine de l’action bénévole a lieu du 19 au 25 avril.