Plus de quarante ans après avoir défendu les couleurs des Diablos, les membres de la formation de basketball féminin de 1976-77 se rencontrent toujours au moins une fois par année, signe que la camaraderie formée cette année-là était bien solide.

Des amitiés qui traversent les époques

Trois-Rivières — Diablos un jour, Diablos toujours. Cette devise résonne depuis 50 ans à travers les murs du Cégep de Trois-Rivières. Au fil du temps, de nombreuses histoires de camaraderie ont été créées sous les couleurs des Rouges. Parmi celles-ci, l’épopée de l’équipe féminine de basketball de 1976-77 reflète parfaitement le genre de sentiment d’appartenance relié aux Diablos.

Plus de quarante ans après avoir défendu les couleurs de leur institution collégiale, les membres de cette équipe dirigée par Diane Boutin se rencontrent au moins une fois par année, en souvenir du bon vieux temps.

Pourtant, cette année-là, rien d’exceptionnel ne s’était produit sur le terrain. Au chapitre des résultats, du moins. Toutefois, au niveau de l’esprit d’équipe, c’était autre chose.

Et ça, les joueuses l’ont compris assez rapidement. «Ça n’a pas été une année facile. C’était la première année de Diane au niveau collégial. Elle prenait ça très au sérieux, notamment avec des prises de statistiques très poussées. Tandis que nous, on aimait bien le côté social de l’équipe aussi!», sourit Christine Tremblay.

Cette dernière se rappelle bien d’un moment déterminant. Avant même le début du calendrier régulier, leur entraîneure les avait conviées à une retraite fermée au Centre-du-Québec. Disons que pour tisser les liens, difficile de faire mieux! C’est ainsi qu’une amitié sincère et puissante est née.

«On s’était réunies dans le fond d’un rang. On faisait toutes sortes d’exercices dans le bois. Les recrues avaient même un ballon de basketball attaché à une main toute la fin de semaine, en guise d’initiation», se rappelle celle qui a brièvement porté les couleurs des Patriotes de l’UQTR en compagnie de trois autres coéquipières.

Sous sa gouverne, Diane Boutin dirigeait un groupe formé de joueuses en provenance d’un peu partout au Québec et même des Maritimes.

La formation était composée de Christine Tremblay, Ann St-Amant, Marjolaine Hébert, Louise Hébert, Geneviève Bujold, Margot Edwards, Louise Mailhot, Lorraine Blouin, Danielle Cloutier, Lucie Bolduc, Martine Normand, Claire Lafond et Lucie Lamy. Sans oublier les statisticiennes Marie-Claude Gagné et Andrée St-Pierre.

Même si certaines se sont exilées à Edmonton, à Londres ou encore même au Chili, les coéquipières font des efforts pour se voir le plus souvent possible.

Lors des anniversaires plus marquants, elles s’assurent de souligner le tout avec une activité spéciale. «L’an dernier, pour nos 40 ans, on est allé en Gaspésie pour célébrer», note Tremblay.

«Sinon, on se rencontre pratiquement toujours au même endroit à Pointe-du-Lac lors des autres années.»

Au-delà du sport, les liens tissés entre ces coéquipières se font sentir au moindre écueil individuel au sein du groupe.

«Dès que quelqu’un vit un moment plus difficile ou a besoin d’aide, ce n’est pas long que la solidarité de notre groupe fait son effet. C’est merveilleux à voir, plus de 40 ans plus tard», explique Christine Tremblay, qui compte bien poursuivre la tradition des Diablos de 1976-77 pendant encore de longues années.