Après une campagne parsemée de hauts et de bas, Marc-Antoine Camirand est confiant de s’entendre avec ses principaux partenaires afin de revenir à temps plein la saison prochaine en NASCAR Canada.

Déjà la tête à 2019

Trois-Rivières — La saison de Jean-François Dumoulin et Marc-Antoine Camirand n’aura pas été aussi fertile en succès que celle du champion Louis-Philippe Dumoulin. Les deux autres pilotes de la région de la série NASCAR Pinty’s comptent bien revenir en force l’an prochain.

Impliqué dans la lutte au championnat jusqu’à la fin du mois d’août, les choses ont commencé à se gâter pour Camirand durant le Grand Prix de Trois-Rivières. Après avoir mené pendant presque toute l’épreuve, il avait dû se contenter du cinquième rang.

Des bris mécaniques lui ont ensuite coûté la chance de se battre avec L.-P. Dumoulin et Alex Tagliani pour le titre. «J’ai perdu beaucoup de points aux pires moments», reconnaît Camirand, citant l’exemple de Mosport, où plusieurs voitures étaient au rendez-vous.

«Le système de pointage de NASCAR m’a désavantagé, j’en ai perdu beaucoup pendant cette fin de semaine là. Manquer de gaz au New Hampshire avec quelques mètres à faire alors que j’étais deuxième, ç’a été très difficile à avaler aussi. La série a fait une erreur en ne calculant pas un certain nombre de tours, mais il y a aussi eu des erreurs au sein de l’équipe.»

Tout ça fait partie du sport qu’il pratique et il le sait. Il admet au passage qu’il n’est pas parfait non plus. «Ma plus grosse erreur de pilotage, je l’ai eue à Toronto. Quand tu calcules tout ça ensemble, ça commence à en faire beaucoup. Tu regardes un gars comme L.P., il en a fait très peu, des erreurs. C’est la clé pour avoir du succès.»

La victoire décrochée à l’Autodrome Saint-Eustache aura été comme un baume sur une fin de saison décevante. Elle a insufflé un vent de confiance chez Camirand, optimiste de s’entendre de nouveau avec le préparateur de voitures Scott Steckly ainsi que son partenaire principal, GM Paillé.

La saison de Jean-François Dumoulin n’est pas complètement terminée. Il a encore un rendez-vous à son horaire, du 19 au 21 octobre en Belgique dans la série européenne de NASCAR.

«Il y a des signaux positifs. Jean-Claude [Paillé] n’a raté que les deux courses en Saskatchewan, il a été emballé par l’expérience. J’espère pouvoir annoncer de bonnes nouvelles dans les semaines ou les mois à venir.»

Quant à Steckly, ce dernier a reconnu, lors d’un entretien avec Camirand, qu’il avait trouvé difficile de s’occuper de trois voitures: la sienne, celle de Donald Theetge et celle de Tagliani. «Il m’a dit qu’il voulait continuer à travailler avec moi. Il sait que j’aurais pu finir mieux que sixième au classement et je le crois aussi. L’an prochain, je vise le championnat.»

Dumoulin en Belgique

Jean-François Dumoulin, lui, n’a pas encore dressé le bilan de sa saison... puisqu’elle n’est pas officiellement terminée.

L’aîné de la famille s’envolera pour l’Europe, le 12 octobre, en vue d’une fin de semaine d’activités de la série européenne de NASCAR, à Zolder en Belgique, du 19 au 21 octobre.

On se souviendra qu’au GP3R en août, le Français Frédéric Gabillon avait piloté une voiture pour l’équipe de Dumoulin Compétition. Il avait d’ailleurs bien paru à son baptême de feu en NASCAR Pinty’s.

J.-F. Dumoulin complétera donc cet échange culturel entre les deux séries de NASCAR en se rendant en Belgique. «Ce sera la dernière manche de leur championnat, je m’en vais là-bas pour m’amuser et créer des contacts. En coulisses, ça fait beaucoup jaser, on espère qu’il y aura d’autres échanges comme celui-là», souligne-t-il.

Dumoulin demeure par ailleurs persuadé qu’il aura des nouvelles positives à annoncer, en lien avec la poursuite d’un partenariat avec l’entreprise Spectra Premium. Cette année, il n’a raté que les courses présentées dans l’Ouest canadien.

«Rien n’est encore signé, mais il va se passer quelque chose.»