Les 35 Roses du Québec et 15 Roses des Pyrénées ont réussi l’ascension du Col d’Aspin, jeudi, dans les Pyrénées en France.

Défi relevé pour les Roses dans les Pyrénées

Trois-Rivières — La première rencontre entre les délégations des Roses du Québec et les Roses des Pyrénées a été couronnée de succès, jeudi, alors qu’une cinquantaine de femmes ont réussi l’ascension du Col d’Aspin, en France.

Inspirées par le concept mis sur pied par Marie-Josée Gervais et Chantal Guimont il y a huit ans, qui vise à inciter davantage de femmes à participer aux Défis du Parc de la Mauricie, les cousines de l’Hexagone ont décidé d’emboîter le pas à leur façon au cours de la dernière année.

Ainsi, ce sont 15 participantes de la France qui ont fait équipe avec 35 représentantes du Québec jeudi pour franchir les 25 kilomètres à vélo... répartis sur 1500 mètres d’altitude! Il s’agissait d’un défi plutôt exigeant pour les jambes en comparaison avec les Défis du Parc de la Mauricie qui représentent pour leur part 105 km sur 1800 mètres d’altitude.

«Les filles anticipaient vraiment beaucoup cette journée du voyage. Certaines d’entre elles étaient venues l’essayer l’an passé. Elles ont donc été en mesure de rassurer les nouvelles participantes sur la nature du défi», raconte Marie-Josée Gervais.

«Les gens de la place nous avaient mis en garde que c’était un très gros défi auquel on s’attaquait. Ils avaient placé la barre très haut. Finalement, après avoir complété l’ascension, ce n’était pas si épeurant!», note pour sa part Chantal Guimont, ajoutant au passage qu’un des aspects les plus difficiles de la journée s’est avéré la descente.

«Ça nous a pris trois heures pour monter le col et seulement 30 minutes pour descendre. Certaines portions de descente faisaient pas mal peur. Ça allait assez vite!»

Le groupe a ainsi pu regagner son quartier général en un seul morceau après un vaillant effort. Le tout s’est déroulé sans anicroche, outre quelques égratignures mineures causées, entre autres, par un chandail égaré sur la chaussée et un dépassement un peu cavalier d’un groupe espagnol...

«Les filles étaient bien préparées. Elles ont déjà fait les Défis du Parc, un événement qui comporte aussi son lot de défis», souligne Marie-Josée Gervais. «Quant aux filles de la France, elles étaient impressionnantes. Surtout compte tenu que ça fait seulement trois mois qu’elles s’entraînent à vélo.»

Les 35 Roses du Québec profitent également de leur périple d’une dizaine de jours de l’autre côté de l’Atlantique pour fraterniser avec leurs cousines françaises qu’elles accueilleront à leur tour à la fin de l’été dans le cadre des Défis du Parc. En tout, elles seront douze femmes de la France à venir rouler en Mauricie au mois septembre.

«On va revenir très énergisées de ce voyage. C’est tellement agréable que ça se fasse dans la francophonie, car ça permet à tout le monde de pouvoir communiquer facilement ensemble. La synergie entre les deux groupes est magique», explique Chantal Guimont.

L’esprit de corps des Québécoises semble d’ailleurs avoir retenu l’attention de leurs nouvelles amies. «Les Roses françaises ont eu l’air particulièrement impressionnées par l’intensité de nos encouragements, entre nous! Nous sommes beaucoup plus expressives qu’elles, qui sont un peu plus réservées dans ce genre d’activité.»

Avant de rentrer au pays, quelques Roses du Québec vont s’attaquer à un autre challenge, samedi. Celui de grimper le Col du Tourmalet, d’une altitude de 2115 mètres celui-là, dans le cadre de l’événement «La Montée du Géant».

Une grande visibilité

Une chose est certaine, les Roses ne passent pas inaperçues en France. Un peu partout où elles se déplacent, elles sont font aborder par gens de la place qui veulent connaître leur histoire. Elles peuvent en effet difficilement passer inaperçues lorsqu’elles se promènent en groupe avec leur chandail d’un rose bien visible. Leur histoire a même intéressé le réseau de télévision TV5 qui les suit à travers leur épopée française. «Ils nous ont suivies un peu partout, notamment dans notre visite d’un petit musée du Tour de France. C’est une très belle vitrine pour les Roses, d’obtenir de la visibilité sur une chaîne mondiale. Les Roses du Québec laissent vraiment leur marque en France», mentionne fièrement Marie-Josée Gervais.