Guy Ouellette a perdu la vie samedi soir lors d'un accident à l'Autodrome Drummond.

Décès d'un pilote automobile à Drummondville

Un pilote automobile bien connu est décédé samedi soir dans une course de stock-car, à l'Autodrome Drummond.
Guy Ouellette se battait pour la troisième place dans la finale de la catégorie Sportsman lorsque sa voiture a été déportée vers la droite, jusqu'à frapper le mur. Le bolide a effectué quelques tonneaux avant de terminer sa course sur le toit. Une autre voiture n'a pu l'éviter, heurtant la cage du pilote.
«Lorsqu'une voiture est renversée sur le capot, sa carapace est beaucoup moins forte. C'est le parechoc avant, une partie très solide, de la seconde voiture qui est venue heurter la voiture de Guy», explique Anthony Marcotte, journaliste sportif à TVA qui suivait la course en direct sur Internet lors de l'accident fatal.
Selon ce passionné de course automobile, l'accident qui a coûté la vie à Guy Ouellette est une succession de hasards impossible à éviter. «Autodrome Drummond n'a absolument rien à se reprocher. C'est une malheureuse suite d'incidents qui ont causé la mort de Guy, un pilote très expérimenté. Au contraire, la piste a très bien réagi malgré l'accident», tient à préciser M. Marcotte.
L'organisation a effectivement mis fin à la soirée de courses sur-le-champ. Les pinces de désincarcération ont dû être utilisées pour extirper la victime. «C'est très rare les accidents mortels dans le monde de la course. C'est la première fois depuis des années que je vois une organisation arrêter son programme», souligne M. Marcotte.
Chose certaine, le monde de la course automobile gardera un souvenir impérissable de Guy Ouellette.
«C'était un pilote régulier que l'on voyait sur les pistes tous les week-ends depuis très longtemps. C'était un homme avec beaucoup de joie de vivre, très jovial. Il avait notamment l'habitude de faire quelques pas de danse sur sa voiture quand il gagnait une course. La course automobile, c'est une communauté tissée serrée. Ce n'est pas une journée facile pour personne aujourd'hui», conclut le journaliste sportif.