Saint-Léonard-d’Aston et Louiseville se retrouvent une fois de plus dans les séries de la Ligue de hockey senior AAA du Québec, cette fois en demi-finale.

De vieux ennemis qui se respectent

Trois-Rivières — On se croirait déjà au printemps, tellement la saison des amours est associée, dans la Ligue de hockey senior AAA du Québec, à une confrontation entre le BigFoot de Saint-Léonard-d’Aston et le Bellemare de Louiseville!

Ces deux équipes ont croisé le fer en finale quatre fois lors des cinq dernières années. Cependant, le classique annuel viendra un peu plus tôt en 2018 puisque les deux vieux ennemis se retrouveront dès le carré d’as, cette fois-ci. L’autre demi-finale mettra aux prises le Condor de Saint-Cyrille aux Loups de La Tuque.

Saint-Léonard (4) vs Louiseville (1)
Ce sont les amateurs de hockey senior qui sortiront gagnants d’un autre choc entre Saint-Léonard et Louiseville.

Le Bellemare partira favori, propulsé par des statistiques qui s’approchent de la perfection. Qu’à cela ne tienne, le BigFoot a vu neiger. La troupe dirigée par André Alie a d’ailleurs vaincu les Louisevillois dans leur aréna, à l’automne.

Depuis ce temps, il n’y a pas eu d’autres matchs au programme entre eux.

«Ce sera super enlevant. On a gagné chacun une rencontre sur la glace de l’autre et je m’attends à ce que ce soit aussi serré en demi-finale», prédit Alie, dont les hommes ont éliminé Bécancour au deuxième tour.

«Nous avons fait face à beaucoup d’adversité contre une excellente organisation. Ce fut une bonne préparation avant de retrouver Louiseville.»

On a eu droit à une série propre entre Bécancour et Saint-Léonard, hormis un moment de frustration du gardien du BigFoot Vincent Lamontagne ayant causé une échauffourée, au terme de la quatrième partie. Le cerbère léonardais s’est toutefois relevé par la suite pour guider son club jusqu’à la troisième ronde.

Du côté de Louiseville, les chiffres parlent d’eux-mêmes: meilleure attaque du circuit, défensive la plus efficace et duo de gardiens dont la fiabilité est assurée. Aucun doute que les hockeyeurs d’André Lachance aborderont cette série le vent dans le dos, eux qui ont blanchi Joliette au tour précédent.

Si les Sportifs ont inscrit le premier but de la série, ce fut leur seule menace avant que ne se déploie le rouleau compresseur du Bellemare, presque intouchable aussi en saison (19-2-1).

«Les gars n’ont pas besoin de motivation. Ils ont goûté à la gloire en 2017 et ils veulent répéter ça», souligne Lachance, très heureux de la réponse de ses protégés contre Joliette.

«Ça faisait longtemps que nous n’avions pas eu un enjeu important devant nous. Nous avons bien géré ça et on s’attend à une grosse série avec Saint-Léonard.»

Julien Houle, Julien Corriveau et Jonathan Castonguay roulent tous sur une séquence d’au moins deux points par match depuis le début des séries. Chez le BigFoot, le noyau composé des Lamontagne, Samuel Fortier et Jason Pitt, entre autres, est le même que l’an passé. Bref, les deux clubs se connaissent.

«On s’est affronté deux fois cette saison, mais à sept reprises le printemps dernier alors oui, on a hâte de se retrouver!»

Saint-Cyrille (3) vs La Tuque (2)
À La Tuque, les partisans rêvent d’une finale. Depuis le retour du hockey senior en Haute-Mauricie, ces derniers ont été gâtés par la qualité de jeu offerte par leurs favoris, mais la dernière conquête d’un championnat remonte à quelques décennies.

Or, la meute n’est pas sortie du bois avec le Condor, l’une des équipes de l’heure de la LHSAAAQ. «Il va falloir que les gars jouent avec plus d’émotion que lors de la série contre Windsor», est d’avis l’entraîneur Tommy Gauthier.

«Les deux équipes les plus robustes toujours en vie s’affronteront. On a un énorme respect pour Saint-Cyrille. Il ne faut pas oublier qu’un seul point sépare nos deux clubs au classement. Dans cette optique, l’avantage de la glace sera important, surtout qu’on a les partisans les plus bruyants du circuit.»

Chez les Loups, on surveille de près l’état de santé du gardien Steven Veilleux, blessé face au Wild. S’il devait s’absenter en début de série, c’est Olivier Thomas qui défendra la cage. C’est lui qui a gagné les deux derniers matchs des Latuquois.

Pour Saint-Cyrille, l’entraîneur-chef Gaby Roch aborde la demi-finale sans complexe. On le comprend, son club ne présente pas beaucoup de lacunes depuis les Fêtes.

«Nous serons très durs à battre, peu importe l’adversaire. Les quatre équipes restantes sont toutes très bonnes, mais pour être honnête, je n’envie aucunement les trois autres, pas avec l’alignement que j’ai.»

L’attaque du Condor est sans pitié après un départ houleux à l’automne, tandis que les canons adverses peinent à marquer à cinq contre cinq.

«Nous n’avons pas perdu à domicile depuis décembre alors si on réussit à en gagner une à La Tuque, nous serons dans une position intéressante», conclut Roch, dont le club a sorti Waterloo des séries en cinq matchs.

Lors de la rencontre ultime, les Maroons ont perdu par forfait après des blessures subies à leurs deux gardiens partants.