Le volleyball, autant en salle que de plage, c’est une histoire de famille chez les Sigmen et les Boivin. De gauche à droite: Florence et Juliette Sigmen de même qu’Alice et Elizabeth Boivin.
Le volleyball, autant en salle que de plage, c’est une histoire de famille chez les Sigmen et les Boivin. De gauche à droite: Florence et Juliette Sigmen de même qu’Alice et Elizabeth Boivin.

De l’amour fraternel en volleyball de plage

Louis-Simon Gauthier
Louis-Simon Gauthier
Le Nouvelliste
TROIS-RIVIÈRES — C’est une scène courante au sein de plusieurs familles: le grand frère ou la grande soeur découvre un sport, l’adopte et inculque cette nouvelle passion à son cadet. Chez les Sigmen et les Boivin, le volleyball est devenu une tradition familiale. L’amour fraternel se déploie sur le terrain et, bonne nouvelle, le succès suit! Les deux clans ont pu célébrer, ensemble, de grandes victoires lors des rares compétitions provinciales de l’été, en volleyball de plage.

Florence Sigmen et Elizabeth Boivin sont les aînées, Juliette Sigmen et Alice Boivin les cadettes. Les deux tandems évoluent respectivement dans les catégories Espoir et 14-15 ans. Les deux premières sont des finissantes du secondaire, au programme Sport-études des Estacades.

Les deux plus jeunes commencent leur troisième secondaire. Inscrites dans la catégorie des 13 ans, Juliette et Alice ont battu des filles plus expérimentées qu’elles. Il faut dire qu’elles ont de bonnes mentores à la maison!

«Oui, nos grandes soeurs nous influencent positivement», sourit Juliette, dont le papa, Martin, est un entraîneur impliqué dans la région autant sur la scène scolaire qu’au niveau civil avec l’Attaque.

«Tout a commencé avec lui à l’école primaire, ajoute Florence. On a débuté avec les Castors à l’école Sainte-Bernadette en quatrième année avec monsieur Éric [Lajoie] et deux ans plus tard, nos petites soeurs arrivaient.»

Ç’a été un peu plus long pour Juliette, qui avait opté pour la gymnastique jusqu’au milieu de son premier secondaire. Elle a ensuite bifurqué vers le volleyball. Une transition réussie, comme en témoignent les bons résultats qu’elle accumule avec Alice. C’est d’autant plus satisfaisant quand les plus vieilles gagnent elles aussi!

Le mois dernier, les deux duos ont d’ailleurs remporté un titre québécois lors de la compétition Espoir organisée par Volleyball Québec, à Boucherville. Ces victoires, elles les doivent en bonne partie à l’assiduité appliquée durant la longue période de confinement, au printemps. Pas évident de s’entraîner loin de ses coéquipières, mais quand des frères et soeurs entretiennent la même passion, il y a une façon de progresser. Les Sigmen et les Boivin le prouvent.

«On s’entend bien, c’est ça l’important», scandent les filles en souriant, à l’unisson. Les plus jeunes s’inspirent évidemment des mouvements des aînées, qui ne sont jamais loin pour les conseiller. À la maison, des filets ont été installés pour avoir un semblant de simulation de jeu. C’est sans compter les entraînements en groupe sur les plateformes numériques.

Florence et Elizabeth espèrent pouvoir participer aux Jeux du Québec de 2021, dont le programme a été retardé d’un an en raison de la pandémie.

À la compétition Espoir du mois d’août, la Mauricie a récolté pas moins de six podiums avec neuf équipes différentes. Cameron O’Grady, Alexanne Marchand, Camille Paris, Sara-Jeanne Frigon, Alexanne Baribeau, Roselyne Quessy, Camille Adam et Marthe-Angella Djomo Djomo ont toutes remporté des médailles.