De l'adrénaline à l'état pur

Une édition entière sans pluie. Le promoteur du Festival de motocross de Sainte-Thècle n'avait jamais eu à gérer l'évènement sous des conditions météorologiques aussi optimales.
Les amateurs ont répondu présent à l'appel alors qu'ils ont été plus de 5000 à prendre place dans les estrades pour admirer les prouesses des coureurs.
Les motocyclistes ne se sont pas fait prier et sont arrivés à coup de centaines sur le site. Ils ont été environ 500 à s'élancer sur le circuit durant les six jours d'activités.
Autant les spectateurs que les coureurs apprécient le retour de l'évènement qui s'est absenté pendant six ans avant de revenir pour de bon en 2015.
Alors que la piste n'a pas subi de changements majeurs, Éric Moreau a passablement investi dans les installations. Une façon de remercier les amateurs d'être aussi nombreux à fréquenter les abords du lac Chicot durant cette dernière fin de semaine du mois de juillet.
Entre autres, le chapiteau a été placé à un endroit plus stratégique pour contenir les aléas de Dame Nature.
«L'an passé, avec les problèmes de boue, j'ai refait l'organisation un peu. On a fait une terrasse avec la vue sur le lac. J'ai investi pour en donner plein la vue aux spectateurs, pour que tout le monde en ait pour son argent», explique-t-il.
Les dénivellations naturelles de la piste en font un site optimal pour la présentation de courses de motocross.
«C'est un circuit qui est exceptionnel parce qu'on a une vue d'ensemble sur la piste. C'est un des seuls au Québec où tu t'assoies dans les estrades et tu vois la course d'un bout à l'autre. Tu n'en perds pas un bout.»
Pour une deuxième année consécutive, le Festival de motocross était associé avec la Série Challenge Québec Motocross. Les spectateurs ont eu droit à près de 30 courses dans six catégories différentes et, selon Moreau, le calibre des compétitions était relevé.
«On a des courses fantastiques aujourd'hui (dimanche). Les coureurs sont crinkés et l'adrénaline est dans le plafond», se réjouit-il.
À l'aube, alors que les derniers coureurs franchissaient la ligne d'arrivée, plusieurs spectacles étaient proposés dont celui, attendu, du chansonnier Éric Masson.
Pour la dernière journée, les plus petits ont joué dans la cour des grands alors que l'École Yamaha a proposé une initiation au motocross à l'aide des engins 50 cc.
Supervisés par des professionnels, qui sait si la prochaine vedette montante du motocross ne se trouvait pas parmi ces jeunes de la relève?
Avec le soleil et la chaleur qui se sont mis de la partie, le promoteur ne pouvait espérer mieux.
«Après sept ans, on est tombé sur notre chiffre chanceux je pense. Une fin de semaine pas de pluie, on n'a jamais géré ça. Habituellement, on gère de la boue, mais là, on gère de la poussière. C'est une autre affaire. C'est un beau problème», convient-il.
Alors qu'Éric Moreau se demandait chaque année si l'évènement reviendrait, cette fois, la question ne se pose plus.
«On revient l'an prochain, c'est sûr. On ne peut pas passer tout droit», répond-il, sans équivoque.