La jeune Laurence Jean-Melançon (au centre) a profité de sa luge adaptée lors du lancement du projet avec ses camarades de classe Annabel Morency, Maddyson Desroches, Lauralie Filion, Hugo Constant, Coralie Tremblay et Rose Mae Roy. Ils sont entourés de Julie Gagnon de la Fondation InterVal, Richard Lavoie du Club de ski de fond La Tuque rouge, Doris Renaud, l’instigatrice du projet, René Larouche du Club Lions, Nicole Paradis, éducatrice, Dany Giroux de la Fondation Fusée et d’Anne Brassard de l’école Jacques Buteux.

De l’action sur les pistes

La Tuque — Il y avait de l’action dans les pistes de ski du fond de la Haute-Mauricie, jeudi. Les jeunes de l’école Jacques-Buteux s’en donnaient à cœur joie dans le sentier du Club de ski de fond La Tuque Rouge pour le lancement officiel du projet Ski de fond au primaire pour toutes les occasions. C’était également le moment d’annoncer la bonification de l’offre d’activités de plein air pour les jeunes.

«Les jeunes veulent venir et ils veulent aller jouer dehors. Ils le demandent, on est bien content», a lancé Doris Renaud, enseignante en éducation physique de l’école Jacques Buteux et instigatrice du projet.

Le projet a vu le jour en partie parce qu’il y avait un problème de cohabitation dans le gymnase de l’école Jacques Buteux.

«On a eu une augmentation de clientèle dans les dernières années. On a commencé à manquer de plage horaire, il fallait trouver une solution et ce n’était surtout pas de couper le nombre d’heures d’éducation physique», explique Mme Renaud.

L’arrivée d’un nouvel enseignant a permis de faire le virage plein air à l’école Jacques-Buteux. Depuis le début de l’année, une trentaine d’élèves bénéficient de nouveaux équipements et une élève handicapée a aussi la possibilité de découvrir le ski de fond grâce à l’acquisition d’une luge adaptée. L’achat de cette luge adaptée a été possible, entre autres, grâce à l’implication financière de la Fondation InterVal et la Fondation Fusée.

«Ce projet-là nous a beaucoup interpellés. On considère que la pratique d’activité physique avec des équipements adaptés entre tout à fait dans notre mission», a indiqué Julie Gagnon, directrice générale de la Fondation InterVal du CIUSSS MCQ.

Le projet comporte également un deuxième volet qui consiste à offrir aux élèves la possibilité d’intégrer ce sport hivernal dans leur mode de vie à l’extérieur des heures scolaires. Une fois par semaine, les élèves du deuxième cycle qui le désirent ont l’occasion de parcourir les pistes avec deux enseignantes.

«Tout ce beau matériel-là devait servir à plus d’enfants, alors on a amorcé le volet parascolaire, en dehors des heures de cours», a souligné Doris Renaud.

Les instigateurs du projet ont voulu aller plus loin encore dans leur projet et l’offrir à toute la communauté de la ville de La Tuque grâce à l’ajout du programme «Jouer pour jouer» qui est offert le samedi au Club de si de fond.

Ce programme, soutenu par l’Unité régionale de loisir et de sport de la Mauricie (URLS), est basé sur la pratique récréative d’un sport et offert gratuitement aux enfants de 8 à 12 ans. Un volet parents-enfants a également été ajouté permettant aussi aux parents d’apprendre gratuitement le ski de fond. L’équipement est accessible à tous, aux écoles, aux organismes et à l’ensemble de la population.

«Il fallait des sous pour faire ça, et à ma grande surprise, tout le monde a répondu positivement», a noté l’enseignante.

Le prochain défi sera maintenant d’augmenter la clientèle et de la fidéliser au ski de fond pour assurer une relève.

«C’est vraiment un beau projet pour nous. Ça nous permet de renouveler notre clientèle. Le club a 44 ans et il faut se renouveler par la base. Les jeunes viennent aussi avec les parents, c’est bon pour nous. Les enfants amènent de la fraîcheur, de la vie… ils courent, ils rient, ils rendent le club plus vivant», a souligné Richard Lavoie, président du Club de ski de fond La Tuque rouge

«Les pistes, on les entretient déjà, alors ce n’était pas un gros dérangement pour le club. On a juste ouvert nos portes», a-t-il ajouté.

Évidemment, tous les gens impliqués souhaitent que le projet perdure dans le temps.

«Dans les prochaines années, on veut continuer à bonifier l’offre de plein air. […] On fait aussi officiellement partie de la Petite Expé du Grand défi Pierre Lavoie», a conclu Mme Renaud.