Heidi Levasseur lors de sa tentative de la traversée du lac Saint-Jean en juillet.

De La Tuque à Trois-Rivières à la nage

À deux jours du début de la Classique internationale de canot, 76e édition, une femme tentera de relever un défi incroyable en descendant la rivière Saint-Maurice de La Tuque à Trois-Rivières (île Saint-Quentin).
Heidi Levasseur prévoit nager entre cinq à sept heures par jour dans le but de recueillir de l'argent pour le Fonds Jean-Pierre-Petit.
La Trifluvienne a tenté en juillet dernier la traversée du lac St-Jean, mais on a dû la sortir de l'eau parce qu'elle souffrait d'hypothermie.
Elle avait toutefois réalisé l'exploit en 1996. Elle a également réussi la traversée du lac Memphrémagog à deux reprises: 1995 et 1998. Elle a également participé à la descente de la rivière Saguenay sur une distance de 42 kilomètres.
La nageuse fera cette descente de la rivière Saint-Maurice en cinq étapes, s'arrêtant successivement au Domaine McCormick (jeudi), au Camping Mékinak (vendredi), au pont de Grand-Mère (samedi), au barrage La Gabelle (dimanche) et à l'île Saint-Quentin, lundi sur le coup de midi.
Elle prendra le départ, jeudi, du quai Dénommé-Goyette sur le coup de 8h; comme lors de chacune des étapes, d'ailleurs.
«Cette dernière étape, nous l'avons prévue plus courte. Nous avons aussi fait en sorte de sécuriser la descente. Je serai donc accompagnée d'une embarcation avec la présence d'une personne à bord et je serai constamment attachée à cette embarcation. Nous avons aussi obtenu les cartes de la rivière Saint-Maurice qui nous permettrons d'éviter les endroits dangereux ainsi que la batture. Nous allons aussi éviter les rapides que je contournerai par la route», expliquait Heidi Levasseur.
Une équipe de trois à quatre personnes accompagnera la nageuse de même que Guy Vachon qui prendra place dans un outrigger, soit une ou deux personnes à bord du camion qui traînera une roulotte, refuge de la nageuse entre chacune des étapes, et deux autres accompagnateurs à bord d'une automobile.
«Leur rôle sera de préparer les ravitaillements et d'être en contact perpétuel avec Guy qui sera dans le canot», disait Levasseur.
Ses ravitaillements
Dans l'eau, Heidi Levasseur consommera des boissons et des barres énergétiques, mais aussi des bananes. «C'est ce que je préfère. C'est ce qui me soutient le mieux parce que les bananes sont riches en potassium», soulignait la nageuse.
En soirée, elle prendra un bon repas, généralement de la viande rouge ou blanche, ou encore du poisson, en alternance. Elle s'accordera également beaucoup de repos.
La cause
Heidi Levasseur n'a pas connu Jean-Pierre Petit.
«Mais je connais des gens qui l'ont côtoyé. Je cherchais une cause et le fait que lui et moi sommes associés par l'eau m'a incitée à choisir cette cause. Je sais qu'il a déjà sauvé un coéquipier de la noyade. Son histoire m'a émue. J'ai donc choisi le Fonds Jean-Pierre-Petit pour récolter de l'argent qui sera bien utilisé», disait-elle.
Déjà Heidi Levasseur a récolté de l'argent auprès de commanditaires et elle espère que là où elle s'arrêtera que les gens seront généreux.
Ce projet se tiendra la même fin de semaine que la Classique internationale de canots, mais l'organisation de Heidi Levasseur est indépendante de l'événement qui regroupe année après année les meilleurs canotiers d'Amérique du Nord.