Les jeunes du club de judo Seikidokan ont rencontré deux personnalités bien en vue de leur sport, hier, à quelques jours de la présentation à Trois-Rivières de la Super Coupe du Québec. L'entraîneur provincial Sergio Pessoa et l'olympien Nicholas Tritton (au centre) accompagnent ici les judokas Olivier Gobeil-St-Amant et Olivia Leblanc, de même que l'entraîneur du Seikidokan François Noël.

De la grande visite au Seikidokan

On pourrait dire sans se tromper que c'est la semaine la plus achalandée au club de judo Seikidokan. À quelques jours de la présentation de la Super Coupe du Québec qui réunira près de 500 judokas à la Bâtisse industrielle, les jeunes adeptes dirigés par François Noël ont eu l'occasion mercredi de fraterniser avec deux icônes de leur sport, soit l'entraîneur Sergio Pessoa et l'olympien Nicholas Tritton, qui a récemment tiré sa référence après une belle carrière sur la scène internationale.
La visite des deux hommes coïncidait avec la semaine des Centres régionaux de développement (CRD), une activité annuelle dont l'objectif consiste à évaluer ces trois sites provinciaux qui, avec le Centre national à Montréal, assurent le suivi des meilleurs espoirs. C'était aussi l'occasion pour Pessoa de prendre le pouls du projet de futur colisée à Trois-Rivières.
Très intéressé par la démarche, il a joint sa voix à celles de Noël et des autres intervenants qui militent en faveur de la phase 5 au Complexe sportif Alphonse-Desjardins, question de faciliter la structure et la logistique du CRD.
«Ça leur prend plus d'espace pour attirer davantage d'athlètes et d'événements. Ils font déjà du bon boulot avec les salles qu'ils ont, mais ce serait encore mieux s'il y avait davantage de dojos. Le problème, c'est qu'ils doivent présentement couper les entraînements en deux, faute de place. Avec des installations mieux adaptées, des camps d'entraînement et autres activités du genre seraient plus faciles à organiser.»
Entraîneur provincial chez Judo Québec, Sergio Pessoa - qui a participé aux Jeux de Seoul en 1988 et dont le fils figure parmi les judokas les plus en vue au pays - cite en exemple le Centre national d'entraînement, qui déménagera ses pénates au Stade olympique en septembre prochain. «On misera sur quatre surfaces, ce que nous n'avons pas dans le centre actuel. Ça fait longtemps qu'on attend ce moment... un peu comme François ici avec le nouveau colisée!»
Pessoa rappelle d'ailleurs que la Mauricie joue un rôle important dans le développement des judokas. Deux d'entre eux, Alix Renaud-Roy et Charles Breton-Leduc, fréquentent le Centre national à Montréal et d'autres pourraient le rejoindre dès l'an prochain, comme Alexia Piché, Olivier Gobeil-St-Amant et Sophie Vaillancourt.
«S'il y en a autant, c'est que le processus de développement est bien exécuté. C'est un pôle important pour nous alors on leur souhaite de prospérer dans les meilleures conditions.»
Super Coupe du Québec
Pour la cinquième fois en autant d'années, Trois-Rivières sera l'hôte, dès samedi, de la Super Coupe du Québec, qui réunira les judokas d'âge U14, U16, U18, U21, senior et vétéran. Ces tournois sont réservés aux ceintures vertes et plus et constituent le deuxième tournoi de sélection en vue des championnats canadiens. S'ajoutera à ces compétitions la Coupe du Québec Mudansha U21 et senior, réservée aux ceintures orange, vertes et bleues.
Une vingtaine d'athlètes du Seikidokan prendront part à l'événement et il sera notamment intéressant de suivre Anthony Pépin, Alexia Piché et Olivier Gobeil-St-Amand, tous sur l'Équipe du Québec. «Nous allons aussi recevoir de la visite des autres provinces canadiennes, des États-Unis et même de l'Europe», souligne François Noël, heureux de voir que plusieurs judokas «internationaux» seront de la partie.
Compétitions internationales
Parlant d'international, trois judokas de la région prendront part ce week-end à deux compétitions importantes en Belgique. Sophie Vaillancourt (junior) et Alix Renaud-Roy (senior) seront à Arlon, en Belgique, tandis que Charles Breton-Leduc voyagera à Visé.
«On espère que Alix puisse faire un top-8, mais ça risque d'être très compétitif. Sophie, quant à elle, pourrait bien se classer dans les cinq meilleures. Nous souhaitons qu'elle élargisse son bassin de compétitions pour gagner en expérience.»
Pour ce qui est de Breton-Leduc, il n'est toujours pas remonté sur le podium depuis les malchances qui se sont abattues sur lui il y a plus d'un an. Selon Noël, il doit mieux choisir ses combats. «Je trouve qu'il a pris de mauvaises décisions avec les tournois dans lesquels il s'embarquait. Il doit se donner une chance et je pense que de sélectionner des tournois un peu moins prestigieux servira sa cause.»