Jimmy Boisvert s’est porté à la défense de son protégé.

«De la foutaise!»

Shawinigan — Il n’y a pas que Simon Kean et Adam Braidwood qui ne sont pas à inviter au même party. Leurs deux entraîneurs sont également loin d’avoir des atomes crochus!

Au lendemain de la sortie de l’entraîneur du colosse britanno-colombien, Jimmy Boisvert en avait long à dire sur son homologue.

En entrevue avec Le Nouvelliste, Richard LeStage a sérieusement mis en doute la qualité des adversaires vaincus par Kean depuis le début de sa carrière. Pire encore, il a remis en question la légitimité de la participation aux Jeux olympiques du Trifluvien, en 2012 à Londres.

«C’est de la foutaise! Il en sait quoi du parcours olympique, lui? Ça fait 10 fois que je vais au Championnat canadien avec le club Performance et je ne l’ai jamais vu là. Il ne peut pas envoyer ses boxeurs aux Olympiques, il ne va même pas au National. La boxe olympique, c’est la base de la boxe. Et Simon s’est rendu au sommet en allant aux Jeux olympiques», a riposté celui qui dirige le Grizzly depuis une douzaine d’années.

Boisvert met d’ailleurs en garde le clan Braidwood, concernant l’issue du duel. «Simon est allé aux Jeux olympiques avec un seul bras en santé. Samedi soir, il va en avoir deux bras en santé pour frapper dans la face à son chum. C’est pour ça que Braidwood va se retrouver sur le dos!»

Depuis plusieurs mois, le Boogeyman crie sur toutes les tribunes imaginables qu’il espère que Kean aura le courage de venir se frotter à lui dans le centre du ring. À cette attaque persistante, l’olympien de 29 ans rétorque qu’il boxera intelligemment dans l’arène du Centre Gervais Auto.

Une chose est certaine pour son entraîneur, Kean n’évitera pas la confrontation. «Depuis que Braidwood s’est battu contre (Éric) Martel, tout le monde parle de Braidwood à Simon. On est rendu là. C’est maintenant que ça se passe. Il s’est battu contre Tony Yoka qui est devenu champion olympique. Il ne s’est pas défilé non plus contre Ivan Dychko, qui fait 6 pieds et neuf pouces. Il ne se défilera certainement pas samedi.»

Devant le plus gros défi de sa carrière, Kean sera testé dès le départ par un rival qui a beaucoup à gagner dans ce combat. Boisvert devra encadrer son protégé adéquatement afin qu’il demeure concentré tout au long de l’affrontement. Lors du gala du 10 février, Boisvert avait d’ailleurs dû ramener à l’ordre Kean, lui servant même une claque sur le côté de la tête.

«Il ne doit pas avoir un lent départ et il doit garder sa concentration. C’est mon travail. Je ne peux pas garantir que je vais lui servir une autre claque... mais j’en garde une dans ma poche!»

Par ailleurs, Boisvert trouve la sortie médiatique de LeStage peu courageuse. Selon l’entraîneur de Kean, LeStage a voulu s’enlever toute part de responsabilité, advenant une défaite de Braidwood. «Il dit que si Braidwood suit son plan de match, il va gagner. Mais ça veut dire que s’il perd, ça sera parce qu’il n’aura pas suivi le plan. Qu’il mette ses culottes. S’il est un bon coach, son boxeur va suivre son plan de match.»

Peu importe l’issue du combat, les chances apparaissent minces que Boisvert et LeStage deviennent des potes. Au-delà de la rivalité entre les deux boxeurs, l’animosité est également bien installée chez les entraîneurs!