Les Trifluviens Gabriel Beauchesne-Sévigny et Éric Myles participeront à la 85e édition de la Classique internationale de canots, respectivement en planche à pagaie et en outrigger.

De grands noms sur la rivière

TROIS-RIVIÈRES —Après les olympiens Ryan Cochrane en kayak et Andréanne Langlois en rabaska l’an dernier, voilà que la Classique internationale de canots de la Mauricie accueillera d’autres grands noms du monde du canoë-kayak pour sa 85e édition qui sera lancée le 31 août.

Le directeur général Stéphane Boileau a en effet reçu la confirmation que l’olympien Gabriel Beauchesne-Sévigny, le chef du sport au Comité olympique canadien Éric Myles ainsi que l’ancien membre de l’équipe canadienne de canoë-kayak Maxim Poulin se joindront aux festivités sur la rivière Saint-Maurice le week-end prochain.

«C’est extraordinaire de pouvoir compter sur des gens comme ça!», lance le grand manitou, en extase.

Membre de l’équipe canadienne de canoë-kayak aux Jeux olympiques de Pékin, en 2008, le Trifluvien Gabriel Beauchesne-Sévigny a en effet confirmé qu’il participera à la toute nouvelle épreuve de 37 kilomètres de planche à pagaie (paddle boad) qui reliera Shawinigan à Trois-Rivières, le lundi 3 septembre.

Éric Myles

Aux Jeux de Pékin, en 2008, Beauchesne-Sévigny avait terminé 6e de l’épreuve C1 1000 m en plus de prendre le 5e rang en C2 500 m en compagnie de son coéquipier Andrew Russell. Son palmarès international compte aussi une médaille d’or aux Jeux panaméricains de Toronto en 2015 ainsi que des quatrièmes positions aux Championnats du monde en 2013 et 2014.

De son côté, le Trifluvien Éric Myles a choisi de défier le fleuve Saint-Laurent. Ancien kayakiste de haut niveau, il participera donc à l’épreuve individuelle de outrigger qui offrira un parcours de 18 kilomètres entre Bécancour et l’île Saint-Quentin de Trois-Rivières.

Quant à Maxim Poulin, il a aussi choisi la planche à pagaie à la Classique. Il s’agit d’une discipline que le rameur originaire de Québec a d’ailleurs perfectionné après avoir tiré un trait sur sa carrière en canoë de vitesse.

«Ça prouve que nous sommes dans la bonne voie, en offrant autant de diversité, ce qui permet à plus de gens de participer à la Classique. On travaille fort depuis quelques années pour se renouveler et on commence à récolter ce qu’on a semé», se réjouit Boileau.

L’an dernier, Ryan Cochrane avait bouclé le trajet de 200 km entre La Tuque et Trois-Rivières en 12 heures 51 minutes et 35 secondes en compagnie de son coéquipier Pierre-Luc Poulin (le frère de Maxim). Quant à Andréanne Langlois, elle faisait partie de l’équipage Hockey Lemay qui a raflé les grands honneurs en R9 en vertu d’un temps de 13 heures 11 minutes et 32 secondes.

Au-delà de la simple présence de ces participants de renommée à son événement, Boileau espère que leur implication aura des impacts sur le développement de la Classique. «C’est génial de pouvoir compter sur quelqu’un comme Éric Myles, entre autres, un haut placé dans le Comité olympique canadien. Il s’agit d’une grande nouvelle. C’est peut-être quelque chose qui va aider à faire avancer la cause du canot marathon», espère le DG.