Jordie Benn a donné le ton à la rencontre en marquant son deuxième but en trois matchs.

De bonnes résolutions

COMMENTAIRE / Levons notre chapeau au Canadien qui sait se faire pardonner.

Pitoyable lors de sa dernière sortie à domicile en 2018 – un gênant revers de 4-0 contre les Bruins – le Tricolore a fait amende honorable devant ses partisans pour son premier match de la nouvelle année. Une brillante performance contre les surprenants Canucks de Vancouver.

À l’instar de bien des amateurs, les protégés de Claude Julien ont certainement pris quelques résolutions pour le dernier droit du calendrier régulier, après une première moitié de saison fort intéressante, bien au-delà des attentes.

Du lot, se pourrait-il que Jordie Benn ait décidé de viser le filet lorsqu’il s’élance du point d’appui? Si c’est le cas, c’est tant mieux, car il ne trainait pas la réputation du joueur le plus précis du vestiaire. Le colosse barbu en a déjà retiré les dividendes, gracieuseté d’une circulation lourde devant le filet adverse. Souhaitons lui quelques autres réussites du genre.

Devant le filet, Carey Price a aussi amorcé le nouveau calendrier en lion. Peut-être a-t-il formulé le souhait de ne plus accorder un seul but de l’année, mais souhaitons-lui plutôt la santé, un facteur qui sera directement lié aux chances du Canadien de participer aux séries éliminatoires.

De retour au jeu après trois matchs sur la touche, sa Sainteté n’a pas mis de temps à se distinguer. Unique joueur du Bleu-blanc-rouge invité au Match des étoiles, il a protégé la cage à la manière d’un vrai gardien d’élite. Parlez-en à Joel Armia qui peut le remercier d’avoir corrigé une bourde de novice dans son territoire. Des bijoux de la sorte, il va en falloir quelques-uns si le Canadien veut propager la fièvre printanière!

Et tant qu’à être plongé dans les résolutions et les souhaits de bonne année, aussi bien offrir les meilleurs voeux aux Jonathan Drouin, Max Domi, Tomas Tatar et Jeff Petry pour qu’ils puissent continuer de briller comme ils le font depuis le premier jour de la saison régulière.

À ce rythme, tout ce beau monde fait grimper la cote de popularité du patron Marc Bergevin, un homme dont les jours semblaient pourtant comptés à la tête de l’organsation cet été.

Chapeau, messieurs.