Produit des Diamants de Québec, David Glaude a conservé une moyenne offensive de ,257 la saison dernière avec les Aigles. Il a frappé sept circuits et produit 31 points.

David Glaude fait son chemin

TROIS-RIVIÈRES — «Il n’est pas avec nous parce qu’il parle français, mais bien parce qu’il le mérite», dit le gérant des Aigles T.J. Stanton à propos de David Glaude, qui entreprend une troisième sa troisième saison dans la Ligue Can-Am.

«C’est le fun à entendre, j’accepte le compliment, mais je ne tiens rien pour acquis pour autant. Je ne joue pas bien, je ne resterai pas ici, même si je suis Québécois. La seule façon de durer dans le baseball professionnel, c’est d’être compétitif à tous les matchs», souligne le joueur de Québec.

À 24 ans, le deuxième-but n’est plus considéré comme recrue dans la Ligue Can-Am. Il fait maintenant partie de la catégorie LS-1, mais il détient le statut le plus important, celui d’un joueur régulier.

«Oui, mais je dois être encore meilleur que l’an passé. J’ai connu un bon début de saison en 2018, mais j’ai manqué de constance dans le dernier mois. Je n’avais jamais joué un calendrier de 100 matchs auparavant, je n’en avais jamais disputé plus de 70. Trente de plus, ça paraît. Au baseball, il y a des hauts et des bas, je suis tombé dans un bas à la fin», admettait-il.

L’ancien joueur des Diamants de Québec, dans la Ligue de baseball junior élite, a conservé une moyenne offensive de ,257 la saison dernière, soit la cinquième en importance chez les Aigles. Il a frappé sept circuits et produit 31 points.

«Sa moyenne, je m’en balance. L’an passé, David a fait tout ce qu’on lui a demandé. Il a été solide en défensive et il a très bien fait au bâton. Il a frappé 24 coups sûrs de plus d’un but, c’est beaucoup pour un deuxième-but. Ce que j’aimerais de lui, cette saison, c’est qu’il soit plus patient, qu’il ne s’élance pas sur les lancers à l’extérieur, qu’il travaille le compte, qu’il prenne plus de buts sur balles, qu’il augmente sa moyenne de présence sur les buts», notait Stanton.

Les deux hommes se connaissent bien. Stanton a été l’entraîneur de Glaude au programme sport-étude des Canonniers de Québec lors du passage de ce dernier là-bas. Glaude y est maintenant l’un des instructeurs en compagnie de Jean-Philippe Roy et sa bande.

«T.J. me niaise en me disant qu’il m’a tout appris dans le baseball… Présentement, j’ai le meilleur des deux mondes, j’étudie à l’Université Laval et j’enseigne le baseball l’hiver, et je joue, l’été. Ce que j’apprends, ici, je peux le donner au suivant. J’essaie d’aider les jeunes à avoir une meilleure carrière que la mienne.»

Baseball affilié

Glaude aimerait bien avoir un jour sa chance dans le baseball affilié, mais il sait bien que son âge pour finir par jouer contre lui.

«Il me reste à peu près deux ans pour le faire. Si une occasion se présentait, je la prendrais», dit celui qui veut jouer au baseball le plus longtemps possible, comme lorsqu’il était plus jeune.

À Trois-Rivières, Glaude vit en pension depuis trois ans chez Jean-François Pellerin, un passionné de baseball. Cette saison, il pourra aussi partager les activités communautaires avec Raphaël Gladu, un joueur de Trois-Rivières qui s’aligne avec les Aigles.

Glaude a disputé son premier match professionnel avec les Capitales, en 2017. Le seul avec l’équipe de sa ville, puisqu’il avait été libéré au retour de joueurs blessés qu’il remplaçait.

«Je n’en veux pas aux Capitales. C’était normal qu’il ramène [Kalian] Sams dans l’alignement… Après, mon passage avec les Aigles m’a permis de jouer tous les matchs depuis un an et demi», rappelait l’étudiant en sciences géomatiques à l’Université Laval.